samedi 14 octobre 2017

Et maintenant, ils veulent goudronner le chemin du Praz

Dans le couloir de la mairie diverses informations sont affichées : les arrêtés du maire, les demandes de permis, celles qui sont accordées ou refusées, les communiqués de la Préfecture… On découvre parfois des éléments très intéressants à cet endroit. 




Tout récemment, en consultant le côté dédié aux permis de construire, notre attention a été arrêtée par une affiche en particulier : «  Permis d’aménager piste de ski roue au lieu dit les Grands Gouets »… permis accordé le 21 septembre 2017. La dernière fois que nous avions entendu parler de ce projet, c’était au printemps dernier, lors du vote du budget 2017. Nous découvrions alors que l’équipe municipale souhaitait relancer ce projet développé par l’ancienne municipalité et qui avait été rapidement enterré en mars 2015, un an tout juste après les élections. Ce printemps, la recherche des subventions est repartie et la création de ce futur équipement qui en 2015 avait été abandonné car il « ne figurait pas dans l’agenda du mandat» devient soudain un projet phare qui va donner un nouveau souffle aux Contamines. Il paraît qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…


Délibération Mars 2015


Délibération Avril 2017


En ce début d’automne, le permis d’aménager est donc accordé. Faut-il comprendre que les subventions sollicitées ont été obtenues ou alors n’est-ce qu’une démarche administrative pour que tout soit prêt le jour où les éventuelles subventions arriveront ? Un permis est valable 2 ans, cela laisse le temps de voir venir… Quant à la date du début des travaux, il est impossible de le connaître à l’heure actuelle. Cet automne ? Le printemps prochain ? Sans doute, le saurons-nous quand nous verrons arriver les pelleteuses.




Depuis longtemps, nous avons fait remarquer, et ce, à plusieurs reprises, que le danger était important pour tous les sportifs que nous voyons circuler au bord des routes de notre commune, souvent frôlés par des voitures. Leur sécurité était régulièrement mise à l’épreuve. La réalisation d’une piste pour l’entraînement des clubs de ski de fond était devenue une nécessité avant qu’un accident ne se produise. Aussi la découverte de ce permis nous a réjouis.

Nous avons demandé à consulter le dossier pour voir comment ce projet d’avant 2014 a été adapté à la « sauce Jacquet ». Comme tout dossier de n’importe quel permis peut être consulté par tous les citoyens une fois qu’il a été accordé, nous avons pu examiner les pièces de celui-ci : les plans précis, les échanges avec la Préfecture, les divers éléments administratifs nécessaires,…




Le plan du tracé de cette future piste a retenu toute notre attention. Celle-ci s’étend tout autour du foyer de ski de fond sur une distance de 3,7 km. Il s’agit d’une bande de 4 mètres de large, goudronnée qui dessine des boucles entre l’arrière du chalet nordique et le terrain de football. Ce tracé reprend en partie celui du précédent projet. Mais celui-ci ne venait pas aussi près du terrain de football. Une zone à proximité des tremplins de saut était préservée pour l’installation d’un petit téléski qui aurait permis aux sauteurs de remonter rapidement au départ de la piste d’élan. Ce fameux téléski est déjà aux Contamines et n’a rien coûté. De plus, un éventuel agrandissement des structures pouvait être réalisé sans être gêné par le tracé goudronné des fondeurs. Mais, ça c’était avant !!! Avec le tracé actuel, il est impossible d’imaginer un aménagement des tremplins, encore moins l’installation d’un téléski : la piste vient frôler les installations actuelles, comme un appendice supplémentaire.

Le tracé de cette future piste ne se cantonne malheureusement pas aux boucles de fond utilisées en hiver par les skieurs. Le plan du projet fait apparaître un point pour lequel nous souhaitons exprimer notre total désaccord : la piste de ski-roue va emprunter l’actuel chemin piéton entre le parking du ski de fond et le parc de loisirs. Certains l’appellent « la vieille route de la Gorge », d’autres « le chemin du Baroque », ou encore le chemin du Praz mais il s’agit bien de cet itinéraire piéton très fréquenté en hiver comme en été. On peut y croiser de simples promeneurs, des randonneurs du Tour du Mont-Blanc, des familles se rendant tranquillement au parc de loisirs ou à Notre-Dame de la Gorge, des cyclistes souhaitant s’éloigner de la circulation de la route départementale… 





En été, des centaines de touristes empruntent cet itinéraire chaque jour pour profiter de sa tranquillité, de son décor verdoyant avec le petit ruisseau où tant d’enfants s’amusent avec enthousiasme ou observent les têtards dans les nombreuses frayères. Mais c’est aussi le parcours de très nombreux habitants des Contamines qui apprécient d’y marcher à toutes heures de la journée. Certains passent de bonne heure le matin, d’autres juste avant la tombée de la nuit. La plupart y trouve un cadre propice à la détente et à la relaxation.

Mais cela va bientôt prendre fin. Cet endroit sera prochainement recouvert d’une couche de goudron. Les piétons pourront toujours y passer mais tout le charme de cet endroit aura disparu. Quant aux effets sur l’environnement, on ne peut que s'en inquiéter. Que deviendra le ruisseau après les travaux ? Sera-t-il simplement et purement canalisé pour ne pas gêner la structure de la route ? En effet, goudronner 4 mètres nécessite un empiétement d’1 mètre supplémentaire pour les accotements.… 




Le chemin du Praz est bordé de zones humides riches en têtards, mais pas uniquement. Ce secteur est à protéger car il est fragile et d’une richesse incomparable en biodiversités. Affleurer ces zones avec du goudron, voir les réduire est un non-sens écologique, un vandalisme flagrant, une pratique inadmissible. 

Outre la détérioration d’un endroit si apprécié par tous, nous ne comprenons pas l’intérêt d’intégrer cet itinéraire dans le projet de piste de ski de fond d’été. Pourquoi ajouter cette partie au tracé déjà riche de plus de 3 kilomètres ? Cette distance est largement suffisante pour être homologuée par la FFS et la FIS. Par exemple la piste de ski-roue d’Arçon dans le Doubs mesure 2.5 km et reçoit des compétitions nationales. Quel sera l’intérêt pour les sportifs de passer à cet endroit ? Le parcours contient déjà une bonne partie de terrain plat, pourquoi en ajouter ? Et surtout pourquoi venir empiéter sur un itinéraire déjà largement utilisé par les piétons ? Où est l’intérêt général de cette transformation ? La boucle prévue en pied de côte et sur les pentes est bien pensée pour se suffire à elle-même ! Ce goudronnage de ce chemin semble être un ajout sans bénéfice ni intérêt pour la piste et de fait, pour le projet.




La cohabitation entre les fondeurs et les piétons est impossible. Les sportifs ne pourront pas slalomer entre les chiens, poussettes ou groupes de personnes qui marchent de front. Déjà les cyclistes ont parfois du mal à circuler, alors les fondeurs … et ceux-ci ne sont pas équipés de klaxons, ni de freins !!!




A l’avenir, soit la piste sera interdite aux piétons et ceux-ci devront passer par la départementale pour atteindre le parc de loisirs et Notre-Dame de la Gorge, soit les fondeurs n’emprunteront pas cette partie du tracé car trop encombrée pour la pratique de leur sport. On voit là que le goudronnage de ce chemin est une totale hérésie pour qui réfléchit un peu aux conséquences à court terme. Le dossier que nous avons consulté contient une lettre qui nous a confortés dans notre réaction. Nous ne sommes pas les seuls à penser que les chemins piétons n’ont pas vocation à être recouverts de goudron. L’architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable à ce projet.

Il est inutile de préciser que dans le projet de l’ancienne municipalité il n’a jamais été question de goudronner ce chemin pour l’intégrer dans le tracé. Quiconque est un tant soit peu attaché aux Contamines, ne chercherait jamais à tenter de défigurer le secteur de  Notre-Dame de la Gorge, ni à massacrer ce joli chemin bucolique ! Chemin répertorié GR5, Tour du Mont-Blanc et intégré dans le futur PLU comme chemin de mobilité douce ! Nous n’avons absolument pas la même image de la mobilité douce que l’équipe municipale en place ! Rappelons-nous les promesses du maire à la veille des élections lors d'une réunion publique. Il avait juré à propos de soi-disant rumeurs : «Non, je ne vais pas goudronner le chemin du Praz »….. Mais les promesses ne valent que pour ceux qui les croient.




L’explication de cette décision est peut-être à chercher ailleurs. Le fait d’insérer cette partie du chemin piéton dans le projet ski-roue n’est-il pas un moyen détourné pour transformer cette partie du village ? Doucement …mais sûrement. Petit à petit, cette zone devient un nouveau hameau, avec toutes les infrastructures nécessaires. Du côté du parc de loisirs, des travaux sont en cours pour ajouter un transformateur électrique à côté du lac. Dans quelques semaines, les personnes qui ont choisi de s’isoler et de vivre loin du confort urbain, loin de tout, n’auront plus besoin d’utiliser des groupes électrogènes pour s’éclairer. Et maintenant, l’accès est appelé à être énormément facilité. 




Quelle sera la prochaine étape ? Le goudronnage jusqu’au pied des Rochassets ? Le passage du chasse-neige en hiver ? Une fois que la première marche sera franchie, il sera si facile de faire passer la suite. On peut facilement imaginer l’avenir. Dans un an, on nous expliquera que pour telle ou telle raison il faut poursuivre le goudronnage entre le terrain de foot et le rocher d’escalade pour faciliter l’accès des secours. Puis ce sera à l’autre extrémité, dans « le cadre de l’aménagement de la Maison du tour du Mont-Blanc ». Et quand il ne restera que quelques mètres de chemin de terre entre les 2 parties, on nous expliquera que celui-ci pose des problèmes pour l’entretien du secteur. Et en quelques années, ce chemin si typique des Contamines aura disparu. Les véhicules pourront alors circuler sans problème pour desservir le confort de quelques-uns. Les Contamines « Avec tous et pour tous » : qui y croit encore ?




Une pétition contre le goudronnage du chemin du Praz a été lancée par le collectif citoyen des Contamines-Montjoie. Vous pouvez signer la pétition directement sur internet en cliquant sur le lien https://www.petitions24.net/non_au_goudronnage_du_chemin_du_praz
Il est important de bien noter votre adresse e-mail dans le formulaire à remplir car vous recevrez un message pour confirmer votre signature et c’est, avec cette confirmation, que celle-ci sera prise en compte. N’hésitez pas à partager ce lien sur les réseaux, à l’envoyer à vos familles, vos amis,…

Tout le monde n’a pas internet : une version papier circule dans le village. Mais cette démarche est plus longue et plus difficile. Pour cela aussi vous pouvez les aider en cliquant sur le lien ci-dessous pour télécharger la version papier :
https://files.acrobat.com/a/preview/6e49b319-d1ec-473a-870b-2954a4caf93b
Il ne vous restera plus qu’à l’imprimer. Vous pourrez alors recueillir des signatures parmi votre entourage. Les commerçants, les restaurateurs, les hôteliers,… peuvent aussi imprimer cette feuille pour la mettre à disposition de leur clientèle. 

A noter concernant cette pétition : 
  • Ne signez pas à la fois sur internet et sur la version papier, cela est inutile, votre signature ne sera comptabilisée qu’une seule fois. 
  • Si vous ne souhaitez pas que votre nom apparaisse à tous dans la liste des signataires, choisissez le mode « par internet », vous pouvez cocher une case pour que votre nom reste caché.
  • La pétition sera utilisée auprès des Services de la Préfecture et ne sera en aucun cas  communiquée à la mairie des Contamines.


Enfin cette pétition n’est pas une pétition « pour ou contre » le maire et ses conseillers mais contre une de leurs décisions. Parmi les personnes qui signeront, certains sont en accord avec l’équipe municipale actuelle, dans sa gestion communale. La préservation du chemin du Praz dépasse de loin les clivages politiques et les résultats de cette pétition ne seront pas utilisés ou interprétés au-delà du dossier concerné. 


Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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dimanche 1 octobre 2017

Troisième anniversaire

Cette semaine, c’est l’anniversaire de notre blog « La vigie du conseil ». Déjà 3 ans que nous publions, d’abord chaque semaine puis maintenant, chaque quinzaine, un article sur la vie de notre commune. En tout, cela représente 138 articles et 182 556 visites au compteur. 




Comme les années précédentes, nous nous sommes accordé une petite pause à l’occasion de cet anniversaire. Mais Il faut avouer que l’actualité de la commune n’est pas très riche ces jours-ci, cela tombe bien.  Le dernier conseil municipal date du 6 juillet et il nous est très difficile d’obtenir des informations sur les projets en cours.

Mais il nous semble que cela n’est que le calme avant la tempête !!! Les prochains mois ne devraient pas manquer d’agitation. Dans quelques jours, le commissaire enquêteur chargé de l’enquête d’utilité publique sur le PLU devrait rendre son rapport. Ensuite, les événements vont probablement se précipiter avec l’éventuelle validation de ce PLU et donc une étape franchie pour le projet immobilier du centre. Sans oublier encore des départs annoncés parmi le personnel communal…..

Du côté de l’EPIC, les choses devraient aussi bouger : le directeur ne va pas rester éternellement suspendu !!! Retour ou remplacement ? Nous devrions avoir la réponse rapidement. Aurons-nous des informations complémentaires sur le trou de 400 000 euros ? Nous en doutons. En revanche, grâce à notre intervention auprès de la CADA nous avons enfin pu obtenir, ce vendredi, l’ensemble des comptes de l’EPIC pour 2015 et 2016 avec le détail des factures, salaires et autres dépenses et recettes. Nous avons à peine commencé  l’examen de tous ces chiffres et certains font peur… Il vaut mieux être assis pour les regarder, tellement ils donnent le vertige. 

Nous y reviendrons bien sûr en détail dans nos prochains articles. Pour mémoire, la première demande faite pour avoir accès à ces documents publics date du 19 janvier 2017 : il aura fallu plus de 6 mois pour obtenir ces informations. Nous espérons que cette fois nous avons reçu l’intégralité de ce que nous avons demandé, parce que les torchons incomplets et détournés qui nous avaient été gracieusement remis en mars, nous ont instruits sur les méthodes utilisées dans cette mairie. Comme nous avait dit sans ciller le directeur à l’époque : «tout est transparent, évidemment, nous ne faisons pas de rétention d’information ! » Bien sûr que non !

Et les autres sujets ne devraient pas manquer avec les travaux sur le secteur d’Armancette censés débuter prochainement, le projet de pistes de fond d’été dont le permis vient d’être accordé, l’avancée des relations Commune / SECMH, …  sans oublier toutes les petites surprises dont nous a habitués l’équipe municipale depuis plus de 3 ans et qui ne devraient pas manquer dans les prochains mois.


Il nous reste à vous remercier chaleureusement pour votre fidélité, votre soutien et les encouragements que nous recevons régulièrement.  Nous vous donnons  rendez-vous le 15 Octobre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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samedi 16 septembre 2017

Des délibérations éclectiques.

L’été 2017 est bientôt terminé et nous n’avons pas encore eu le temps d’évoquer les délibérations votées début juillet. Il faut dire que nous avons été absorbés par les problèmes de l’EPIC, par le projet immobilier du centre et par le PLU, sans oublier la propagande municipale distribuée à grande échelle au frais du contribuable. Il est temps de passer en revue les sujets traités lors du dernier conseil.

Les délibérations ont débuté par la rubrique du personnel communal et la création de postes de vacataires pour l’école (cantine, accueil et activités périscolaires). Cela concerne les éventuels remplacements à effectuer. A ce propos, nous sommes satisfaits de constater que l’école Alexis Bouvard fait partie des établissements qui ont choisi de revenir à la semaine des 4 jours. Les petits contaminards pourront se reposer le mercredi matin !!! 75% des parents s’étaient prononcés pour ce retour en arrière. Début juillet, le conseil d’école a entériné ce souhait.




Les 2 délibérations suivantes concernaient aussi les ressources humaines. Tout d’abord la suppression et la création de postes pour correspondre à l’avancement des agents municipaux puis un changement pour le régime indemnitaire du personnel communal.  Rien de bien passionnant mais une mise à jour nécessaire pour le bon fonctionnement de la commune.

Changement de sujet ensuite avec le projet de la centrale hydroélectrique dans le Bonnant. Nous avons souvent évoqué ce sujet dans nos précédents articles. Il s’agit cette fois de la signature d’une convention pour les travaux de protection de la berge en rive gauche, plus précisément sous le centre UCPA. D’autres travaux sont à prévoir aux endroits où des affluents se jettent dans le Bonnant. Mais à chaque fois, nous devons nous contenter de ces informations sans aucun complément d’explication. Quand commenceront les travaux ? Combien de temps dureront-ils ? Quand la centrale entrera-t-elle en service ? Comme pour tant d’autres sujets, il serait tellement plus intéressant que ces séances de conseil soient l’occasion de partager des informations plutôt que d’enchaîner des votes le plus rapidement possible. Malheureusement, cela dure depuis 3 ans et nous sommes bien partis pour que cela en soit ainsi jusqu’à la fin du mandat …. «Allez, allez, pas d’discussion, allez, allez, exécution » comme chantait Bourvil.




D’autres conventions étaient au programme. La première concerne des communes du Pays du Mont-Blanc. Cordon, Domancy, Passy, Praz sur Arly, Sallanches et les Contamines se sont associés dans une action pour la protection de l’atmosphère : les véhicules communaux qui doivent être remplacés le seront par des véhicules électriques. Pour faire des économies, des commandes groupées seront réalisées par ces 6 communes. Nous ne pouvons que saluer cette initiative en regrettant que les 4 autres communes de la « Com Com » Pays du Mont-Blanc ne participent pas à cette opération. Il reste à espérer que cela ne sera pas qu’un vœu pieu et que lors du remplacement des véhicules, ceux-ci le seront effectivement par une version électrique. 




Le maire des Contamines semble, depuis sa rencontre avec Ségolène Royal alors ministre de l’environnement, avoir été touché par la Grâce et œuvre désormais pour la protection de l’environnement. Les années précédentes, nous avions eu droit à de multiples feux d’artifices à la moindre occasion, même quand cela était interdit par le Préfet pour raison de pollution. On l’a constaté en décembre 2016 : les enfants des écoles n’avaient pas le droit de sortir en récréation, mais le maire des Contamines faisait tirer un feu d’artifice….  Il y a juste un an, beaucoup étaient surpris d’en voir un autre tiré au Pontet lors du rassemblement des ânes et mulets pour une poignée de spectateurs. Cette année, changement de programme : plus aucune fusée dans le ciel contaminard. Le 14 juillet : rien. Le 15 août, rien non plus. Quant au rassemblement des ânes et mulets, cette animation qui devait être récurrente a disparu des festivités …. Aux personnes étonnées par cette suppression des feux d’artifices, il a été expliqué que cela a pour but de protéger l’atmosphère. « Atmosphère, atmosphère…. », elle a bon dos l'atmosphère !!! Le trou des 400 000 euros dans les finances de l’EPIC va laisser certainement encore d’autres blancs dans les animations . On a généreusement dépensé l’argent public pendant ces dernières années. Le temps des restrictions est arrivé, fini le temps des concerts avec Black M, Kungs et compagnie. Cet été, c’était soirée nature, concert à l’église et apéro-golf.  « La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue…. »




Revenons aux délibérations, avec celles concernant le relais TDF du Baptieu. Celui-ci est installé sur un terrain privé que loue la commune. Par ailleurs, la commune sous-loue ce terrain à la société TDF. Tout cela est encadré par des conventions. Il nous semblerait plus logique que TDF loue directement le terrain à son propriétaire mais un règlement quelconque doit empêcher cela. Pourquoi faire « simple » quand on peut faire « compliqué » ? C’est pire pour le relais de Saint-Nicolas. Celui-ci est situé sur une parcelle appartenant à la commune de Saint-Gervais et géré par l’Office National des Forêts. Un bail lie l’ONF et la commune des Contamines qui fait payer un loyer à la société TDF pour ce relais de télévision. Si vous avez compris : "Bravo". Pour nous, cela reste très obscure… surtout quand nous apprenons que nous devons approuver ces conventions mais que le montant du loyer n’a pas encore été fixé.




Le conseil s’est poursuivi avec des sujets d’urbanisme. En plus des délibérations pour le projet immobilier du centre (voir les articles des semaines précédentes), nous devions nous prononcer sur l’acquisition d’une parcelle de terrain par la commune. Suite à la construction de l’immeuble le Solaret devant la Cité Montjoie, une régularisation foncière était devenue indispensable pour un élargissement de la route d’accès à la Cité, notamment pour les cars. La commune se porte acquéreur des parcelles où se situe le mur entre le nouvel immeuble et la maison familiale. Mais le but de la commune est aussi de créer un passage piétons qui pourrait relier les Loyers au centre du village en passant devant l’ancienne garderie (et ancienne bibliothèque). 




Dernière partie du conseil : les finances de la commune. La première délibération concerne l’aire de jeu des Loyers. Le montant total des travaux est de 100 000 euros. (75 000 pour les jeux + 25 000 pour l’aménagement du terrain). Une subvention de 40 000 euros est sollicitée auprès de la région Auvergne-Rhône Alpes. Aucun abri n’est prévu, aucune barrière de sécurité n’est montée, aucun point d’eau n’est sorti de terre, … Des arbres vont être plantés au nord de cet espace pour faire de l’ombre ... aux arbres voisins…… On va nous taxer d’être de mauvaise foi, mais force est de constater que rien n’est jamais finalisé avec cette municipalité.




Les associations du village ont dû faire leur demande de subvention avant le 31 décembre 2016. Ce n’est que 6 mois plus tard qu’elles ont pu savoir si la somme sollicitée leur était accordée. On ne peut que regretter ce délai si long entre la demande et la réponse de la commune. Qu’il doit être compliqué pour ces associations de gérer leur budget dans ce contexte. Les conseillers doivent valider les sommes attribuées. Mais comment juger sans aucune information annexe ? Pourquoi attribuer 1000 euros aux pompiers des Contamines et 4 000 euros au curling ? Pourquoi l’école de musique reçoit 6 700 euros ? Mystère… Concernant le curling, l’année dernière le conseil avait voté deux fois 2 000 euros de subvention, c’était soi-disant une erreur…. Thierry Mirabaud a confirmé le chiffre de cette année quand Lydie a dit  «  ce sera plus simple comme ça ».

Le conseil s’est terminé avec le vote des tarifs pour la saison d’été. Le 6 juillet, ce n’est pas trop tôt !!! Peu d’évolutions notables à part celle du prix du « Conta Pass été ». Les plus fidèles de nos lecteurs doivent se souvenir de nos articles de l’an dernier dans lesquels nous marquions notre total désaccord avec la hausse spectaculaire du tarif de ce « pass ». A un prix de 90 euros par personne et par semaine il était de loin le moins intéressant de toutes les stations françaises. Il faut croire que nous n’avions pas totalement tort puisque les tarifs de ce « pass » sont divisés par 2  cet été. 44 euros au lieu de 90 pour un adulte et 35 euros au lieu de 60 pour un enfant. La version famille était à 299 euros en 2016, elle passe à 94 euros pour cet été. Nous en déduisons que ce « pass » est resté dans les tiroirs l’an dernier.. Les clients fidèles des Contamines doivent avoir de grandes difficultés pour comprendre ces variations extrêmes des prix. Il est évident en tout cas, que rien ne justifie les tarifs proposés par l’EPIC. Ceux-ci ressemblent plus à des choix « coups de tête » que des décisions issues d’une analyse budgétaire et marketing.




Ces tarifs du parc de loisirs ont été complétés par ceux du restaurant du lac. Un établissement qui semble avoir eu  des problèmes de gestion de personnel cet été. Pendant une période, une affiche demandait aux clients de venir se servir au bar et de débarrasser leur table.  Les cadres de l’EPIC ont été mis à contribution pour assurer le service certains week-ends. Des clients ont été très surpris d’être servis par la directrice de l’EPIC et par le DGS. Une nouvelle mission dans  leur fiche de poste ? Aurons-nous un jour des explications à tout cela ?

Rendez-vous le 1er Octobre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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vendredi 1 septembre 2017

Des tracts et des détracteurs.

Cet été les fans de lecture ont été gâtés. Ils ont reçu dans leur boîte aux lettres, comme l’ensemble des habitants, les nouvelles moutures de la communication de l’équipe municipale. En juillet, un spécial « centre village » et en août « la lettre du maire ».  Et comme nous sommes directement mis en cause, et ce à plusieurs reprises, nous avons souhaité apporter quelques précisions.

Avant de nous intéresser au fond, des remarques s’imposent sur la forme.  Le moins que l’on puisse dire est que l’équipe municipale ne lésine pas sur la dépense publique pour les besoins de sa communication, qui ressemble de plus en plus à une réelle propagande de campagne électorale. Nous ne saurons forcément jamais combien a coûté cet envoi en nombre par la poste,  avec plusieurs destinataires par foyer et une impression sur un papier d’une qualité remarquable. Une belle somme sans doute, sans compter le salaire de la chargée de communication envoyée pour distribuer ces tracts dans tous les commerces et autres lieux de passage de la commune. 




Le manque de continuité de la communication du maire et de son équipe est plutôt étonnant.  A l’été 2014, nous recevions le premier bulletin d’information « Des promesses aux actes » numéro 1. Un an après, c’était « Les Contamines à la une » - numéro 1 qui a eu droit à son numéro 2, en septembre 2016. Et depuis 3 hors-séries sont parus, mais plus aucune trace de la série « Les Contamines à la une ». A la place, nous avons droit à « La lettre du maire ». Premier numéro d’une longue série ? Impossible à prévoir. Peut-être recevrons-nous les hors-séries de la lettre du maire… Le fil conducteur est tellement décousu qu’il est inexistant. 




Revenons au contenu de ces 2 documents. A la lecture du spécial « centre du village », nous espérions découvrir une multitude d’informations sur l’avenir du centre des Contamines. Nous sommes restés sur notre faim. Il faut atteindre la sixième page pour avoir du concret et encore toutes les esquisses des aménagements intérieurs présentées comportent la mention « photos non contractuelles ». Nous apprenons donc que ces bâtiments contiendront des chambres, un hall de réception et une piscine et  qu’il y aura des canapés dans les salons des appartements. Nous voilà bien avancés.




Nous ne reviendrons pas sur la page présentant les hauteurs du bâtiment et l’expression « côté place » répétée à plusieurs reprises pour cacher les 21 mètres atteints par les autres côtés (Cf notre dernier article). Ce projet est annoncé comme celui qui va changer la commune. Malheureusement, c’est exactement ce que nous craignons. Pourquoi vouloir changer notre village ?  Il a juste besoin de quelques aménagements, pas de grands projets immobiliers construits sans respect de tout ce qui fait son charme.




Les schémas présentés sur la dernière page posent plus de questions qu’ils ne donnent de réponses. Nous avons compris que les voitures devront traverser un bâtiment pour accéder aux places de stationnement. Par où passeront les engins chargés du déneigement ? Et quelle nuisance pour les occupants de ce bâtiment !!! Parlons du stationnement : il est précisé " 72 places avant / 72 places restituées" . Actuellement, le parking comprend 85 places sans compter celles situées entre la boucherie et le bâtiment du Grizzli, au pied de l’escalier. Ce projet aboutira clairement à une réduction du nombre d'emplacements. Et nous ne voyons pas comment 72 voitures pourront entrer dans l’espace restreint qui restera. Si l'on fait le compte les véhicules qui peuvent se garer actuellement le long du talus comme indiqué sur le schéma + une dizaine sur la place, on est loin des 72 annoncées. 




Les informations concrètes s’arrêtent là.  Aucun calendrier n’est donné sur les prochaines étapes. Au lieu de parler de l’avenir, le maire et son équipe reviennent sur le passé : 3 pages pour dénigrer le projet de l’ancienne municipalité et 2 pages pour « parler procédure ».

Le maire semble passionné pour ne pas dire obsédé par les actions de l’équipe précédente. Il connait par cœur tous les dossiers d’avant 2014 : les comptes rendus du cabinet Lefevre Pelletier de 2013, les dépenses liées à ce dossier à l’euro prêt, la structure de l’entreprise Rubin Paris dans les moindres détails, l’ensemble des délibérations votées,  … et toutes les dates des décisions prises en 2013 et en 2014. Nous pouvons lui être reconnaissants pour ce travail de recherche approfondi. Mais nous aurions aimé, et cela eut été largement plus bénéfique pour les comptes de la commune, qu’il mette autant d’énergie et de précision pour étudier et suivre la comptabilité de l’EPIC dont il est le président et par conséquent le principal responsable.

Le projet de l’ancienne municipalité avait une autre optique, une autre philosophie que celui qui risque de voir le jour. L’argent retiré de la vente des parcelles (2 500 000 euros) devait être investi totalement pour un aménagement amélioré du centre du village : des constructions respectueuses du cadre et des paysages, une architecture inspirée des fermes locales, une place nettement agrandie, des locaux pour les services touristiques (Office du tourisme, bureau des guides, poste et ESF). On peut ajouter 120 places réelles de stationnement publiques et la création d'un accès direct au parking pour laisser la place entièrement aux piétons. Les bureaux de la mairie auraient été déplacés au rez-de-chaussée pour favoriser l’accueil du public sans nécessiter des travaux destinés aux personnes à mobilité réduite, qui d’ailleurs ne sont toujours pas programmés.


Cœur de village : une des architectures proposées

Certes, ce projet pouvait contenir des éléments critiquables comme toute action publique mais très loin de l’inventaire à charge contenu dans ce document et basé sur des chiffres et une interprétation éloignés de la vérité. Revenir sur chaque point serait long, fastidieux et finalement aussi peu intéressant que ce document. Le maire et son équipe peuvent continuer, s’ils n’ont rien de mieux à faire, de reprendre tous les dossiers de 2008 à 2014  et s’en servir pour remplir leur bulletin d’information jusqu’à la fin de leur mandat. Les habitants et les électeurs de cette commune ne sont pas dupes et aussi crédules que veut bien le croire l’équipe municipale.




Ce document n’est pas seulement utilisé par l’équipe municipale pour critiquer l’ancienne municipalité : quelques passages nous sont aussi destinés. Nous sommes ravis de compter, parmi nos nombreux lecteurs, le maire et ses conseillers qui notent, entre autres choses, notre « incohérence spectaculaire ». Mais cela n’était qu’une introduction aux longs paragraphes qui nous sont consacrés dans « la lettre du maire » distribuée récemment.

En lisant ce dernier document, nous avons découvert que nous détenions un pouvoir considérable sur les habitants des Contamines. D’après le maire, en utilisant la mauvaise foi et la désinformation, nous instrumentalisons la population à des fins politiques ignorantes de l’intérêt collectif et nous mettons en danger l’unité du village. Rien que ça. Que de qualificatifs pour 2 conseillers qui ne font que tenir un blog !!!




Contrairement à l’équipe municipale, nous ne pensons pas que la population des Contamines puisse être instrumentalisée. Les habitants de ce village sont assez intelligents pour se faire leur propre opinion sur les différents dossiers que nous abordons. Nous apportons notre vision des choses en complément de la communication qui sort de la mairie, nous sommes persuadés que chacun est capable de faire le tri et d’avoir ses propres idées.

Dans son texte, le premier magistrat écrit que nous devons « cesser les querelles de clocher stériles et nous mobiliser autour de projets communs au-delà de conflits ridicules ». Nous aimerions rappeler que dès le lendemain des élections nous avons cherché à participer à la vie de la commune en intégrant plusieurs commissions municipales et le comité directeur de l’EPIC. Nous nous sommes présentés à chaque occasion. Nous pensions que l’avenir du village avait besoin de la participation de tous. Nous avons été repoussés et écartés systématiquement. 




Mais nous n’avons pas été élus pour faire de la figuration. Nous nous exprimons dans la mesure du possible en réunion du conseil, nous votons avec nos idées pour ou contre les délibérations proposées, sans faire de l’opposition systématique contrairement à ce qui nous a été reproché par un élu de la majorité, lors d’un conseil. La lecture des comptes-rendus le prouve de manière factuelle.  Et nous avons décidé de créer ce blog pour exprimer nos points de vue aux habitants permanents ou non  : aucun bulletin municipal n’étant publié, par conséquent, l’opposition ne peut pas avoir de place d’expression via la mairie.

A l’heure de faire le bilan de mi-mandat, le maire sort donc l’argument facile d’une opposition pernicieuse pour relativiser ses échecs. En résumé, quand ce n’est pas à cause de la « gestion catastrophique » de l’ancienne municipalité, c’est à cause de la mauvaise foi de l’opposition que rien ne s’est passé comme prévu depuis 2014. Le bilan est maigre et les 2 pages sont remplies de projets qui font penser plus à un début de campagne électoral qu’à un bilan de mi-mandat.

  • Le centre village dépend pour sa réalisation de la création de la zone UH1 du futur PLU. Un PLU qui, selon ce document, sera revu dès sa finalisation pour le faire évoluer…. Au gré des futurs projets immobiliers du maire ?
  • La Zac du Plane, un vaste programme immobilier de logements sociaux dont la réalisation n’est pas assurée.
  • La piste ski-roue et la rénovation de la ferme au pied des tremplins. Un projet déjà élaboré par l’ancienne municipalité et subventionné à 70% sous le nom de « stade 4 saisons » a été balayé par le maire en 2014. Pour repartir il faut redemander des subventions…. Et là, ….. le refus de ces subventions par l’équipe municipale risque de jouer en défaveur de ce projet qui serait formidable pour les Contamines.


  • Des projets hôteliers qui vont et viennent….
  • La maison du Tour du Mont-Blanc qui peut être une belle réalisation si elle est réfléchie et construite avec sérieux mais dont l'emplacement n’est pas forcément idéal. Sa réalisation dépend de l’attribution d’hypothétiques subventions. 
  • La liaison de ski qui relierait les Contamines à l’Espace Diamant sur laquelle le maire n’a aucun pouvoir ni influence. Elle concerne la commune d’Hauteluce et les sociétés de remontées mécaniques.
  • La centrale électrique, un projet débuté sous l’ancienne municipalité.

Et les réalisations ?
  • La patinoire : la modernisation du site était dans tous les programmes, mais cet équipement atteint des sommes faramineuses….. Celles-ci sont dues aux changements de positionnement de la patinoire et aux nombreuses indécisions relatives aux travaux comme chacun a pu le constater.
  • La poste n’est malheureusement pas aussi souvent ouverte que l’écrit le maire ou alors elle l’est mais il n’y personne à l’accueil puisque le personnel de l’EPIC est occupé dans ses locaux….
  • La garderie à l’année était également dans tous les programmes et une nécessité pour le village. 
  • La création d’un cabinet médical flambant neuf avec tout le matériel acquis avec l’argent public dont les chiffres avancés par le maire ne correspondent à rien et qui est désespérément vide de tout médecin. En juin 2014, le maire a chassé un traumatologue réputé…

  • L’Office du Tourisme : pas un mot de la gestion malheureuse de cet organisme dont le maire est le président et qui accuse un trou de 400 000 euros…. Nous espérons que ce sera la seule mauvaise surprise de cette gestion abracadabrantesque ! Nous pensons que les habitants du village attendent des informations sur son fonctionnement et son budget et non pas la liste des distinctions attribuées sur internet et qui ne sont représentatives au final de pas grand-chose.
  • La vente du camping municipal au prix de 724 000 euros comme inscrit sur le compte rendu du conseil du 22 septembre 2015. Le terrain et le bâtiment du camping vendus au prix de  862 000€ mais une indemnité de résiliation anticipée de 138 000€ a été accordée aux acquéreurs.  Donc 862 000-138 000€ = 724 000€. On est loin des 950 000€ avancés par le maire. Encore une fois celui-ci a des difficultés avec le maniement des chiffres ….
  • Budget : la sortie de l’emprunt toxique contracté avant 2008 a été rendue possible par la création du fond de soutien par l’Etat mais l’emprunt n’est en aucun cas soldé comme inscrit dans la lettre du maire…. Il est écrit qu’une rumeur circulait à notre sujet : nous n’en avons jamais entendu parler. Effectivement, le maire et son équipe sont les seuls décisionnaires et responsables  puisque nous avons été évincés de toutes les commissions et nos avis n’intéressent pas cette équipe.
Quel est l’intérêt de cette phrase ?

Et que dire de la rénovation de la salle de la Réserve Naturelle au prix de la disparition d’une association très active ?


Enfin d’autres éléments de ce bilan font réellement sourire : une couche de peinture sur les poteaux et un mur de la salle principale de l’Espace Animation est décrite comme « une salle d’animation entièrement rénovée et accueillante réhabilitée dès 2014 ». De la même façon, la coupe de quelques arbres et 50 mètres carré engazonnés se voient décrits comme un réaménagement paysager du lac du Pontet. Et on nous accuse de mauvaise foi … L’art du maniement des grands mots pour camoufler d’autres maux.




Nous terminerons par une citation, puisque que cela semble être à la mode. Non pas de Nietzche qui ne s’est pas contenté d’écrire sur la mauvaise foi, mais qui a violemment critiqué la démocratie dans son œuvre, mais plutôt d’Honoré de Balzac qui disait « L’opposition, c’est la vie ». 

Rendez-vous le 15 septembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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Pour nous contacter : notre adresse e-mail : lavigieduconseil@gmail.com

Le compteur des visites est, ce vendredi 1er  septembre, à 178 631

mardi 15 août 2017

PLU : mobilisons-nous !!!

Le 31 juillet, l’enquête d’utilité publique sur le futur Plan Local d’Urbanisme a débuté. Elle prendra fin le mercredi 6 septembre. Pendant cette période, un registre est à la disposition du public tous les jours, aux heures d’ouverture de la mairie afin que chacun puisse venir écrire ses remarques sur ce projet. Ce droit n’est pas réservé qu’aux habitants permanents et secondaires ou qu’aux propriétaires mais à toutes les personnes qui se sentent concernées par l’avenir des Contamines et qui se soucient de l'évolution du village dans les années futures.

En complément de ce registre, un commissaire enquêteur, Jean-Louis PRESSE assure des permanences pour recevoir tous ceux qui souhaitent échanger avec lui ou lui remettre en main propre un courrier. Cette personne  n’a pas un pouvoir décisionnel  sur telle ou telle situation mais à l'issue de la consultation, elle rédigera un rapport relatant le déroulement de l'enquête et rapportant les observations du public (suggestions, contre-propositions…). Le commissaire enquêteur remettra ses conclusions dans lesquelles il donnera son avis personnel et motivé.

A ce jour, deux permanences ont déjà eu lieu. Trois autres sont programmées dans les prochaines semaines en mairie : le samedi 19 août 2017 de 10h à 13h, le mercredi 23 août 2017 de 17h à 20h et le mercredi 6 septembre 2017 de 14h30 à 17h30 en mairie.



Dans ce blog, nous nous sommes déjà exprimés sur ce PLU. Le premier article date d’octobre 2015. Il faisait suite à la première réunion publique. Six mois plus tard, une nouvelle réunion était organisée et nous avions essayé de transcrire aux mieux les informations communiquées à cette occasion ainsi que les nombreuses questions que nous nous posions. Il faut dire que cette première étape ressemblait à un état des lieux des différents aspects de la vie et de l’économie de notre commune : un recensement complet et approfondi effectué par le cabinet CAPT. Si de nombreux problèmes ou dysfonctionnements étaient décrits, peu de réponses ou de solutions étaient proposées. Ou alors il s’agissait d’idées nécessitant de nombreuses précisions pour être compréhensibles.



Il a fallu attendre plus d’un an  pour rentrer dans le vif du sujet et connaître les décisions les plus importantes. Et depuis les choses se sont précipitées. A peine une semaine après la 3ème réunion publique, le projet était adopté par le conseil municipal, supprimant ainsi la phase de concertation avec les habitants qui aurait dû être lancée à ce moment-là. L’enquête publique organisée actuellement est donc la dernière phase avant l’adoption définitive du PLU.

Devant la quantité importante de documents mise à la disposition du public et face à la multitude de sujets évoqués (faune, flore, agriculture, démographie, déplacements, urbanisme, ….) il est difficile de s’y retrouver : le document de synthèse contient 387 pages !!! Mais parmi tous les sujets étudiés, 3 points en particuliers ont retenu notre attention car, s’ils sont adoptés dans les prochains mois, ils auront de graves répercussions sur l’avenir des Contamines. Il nous semble important d’y revenir une nouvelle fois pour une meilleure compréhension de tous.

1/ 20 hectares de terrains constructibles supprimés

Un nouveau PLU, c’est généralement, un nouveau zonage. Et celui qui est à l’ordre du jour ne fait pas dans la dentelle !!! En mai, nous avions consacré un article complet sur ce thème et présenté le futur découpage du village selon les zones constructibles ou non. Plusieurs propriétaires avaient alors découvert s’ils devaient se réjouir ou s’inquiéter. 



Chaque personne concernée peut défendre son patrimoine en présentant ses arguments par écrit ou oralement directement au commissaire enquêteur. Mais au-delà de la multitude de cas particuliers, c’est le développement économique du village dont il est question. En limitant ainsi la construction de nouvelles habitations, quel est le but recherché ? On nous parle du regroupement par hameau qu’il faut renforcer, de la concentration des habitations qu’il faut inciter. Mais c’est déjà l’organisation actuelle des Contamines  que l’on trouvait dans le POS de 1993 où chaque hameau était clairement délimité, le plus souvent par les zones à risque (avalanches, débordements, …) ou parce que les précédentes municipalités avaient su préserver cette particularité de notre paysage où les zones vertes sont nombreuses et clairement visibles. Les Contamines sont loin de ressembler à tous les villages de montagne où les habitations sont éparpillées et constituent une zone quasi continue. On trouve de nombreux exemples sans aller bien loin (Saint Gervais, Megève, Praz sur Arly, Passy,…). Il nous aurait paru tout à fait suffisant de conserver les contours actuels des hameaux pour préserver à la fois nos paysages, le patrimoine des habitants et les possibilités économiques de développement. 



La diminution considérable de terrains constructibles va avoir un effet direct sur le prix du m² dans notre village, rendant l’installation de nouveaux habitants permanents plus difficile. C’est pourtant là un des objectifs du PLU : accueillir des ménages pour remplir les classes de l’école !!! Une zone de logements sociaux est prévue dans la ZAC du Plane, au-dessus du cimetière. Tout cela risque bien d’aboutir à une zone dortoir à cet endroit pour des personnes travaillant dans la vallée et, dans le reste du village, la création de nouvelles résidences secondaires construites à prix d’or sur les rares terrains restant disponibles. 

Des propriétaires contaminards se voient spolier de leur propriété par ce PLU guidé par l’équipe municipale et le maire . En effet, la mairie par son choix de créer une zone résidentielle dans la ZAC du Plane va ainsi avec  un  programme immobilier ajouter un nouveau hameau au village. La commune va s’enrichir au détriment de certains contaminards qui ne pourront pas construire sur les terrains dont ils ont hérités ou achetés dans leur hameau de prédilection ou de naissance mais devront venir habiter dans la ZAC du Plane. 


Le Plane : zone à urbaniser

La mairie dont la volonté est vendre à des promoteurs  son  patrimoine afin de gagner de l’argent et de se targuer de ne pas avoir recours à l’emprunt sacrifie l’âme même du village. En effet, les maisons et appartements accessibles à la propriété construits à cet endroit se ressembleront tous pour des raisons économiques. Alors adieu la beauté et le charme du village, l’âme architecturale, la spécificité des Contamines. La mairie n’aurait-elle pas dû sacrifier une partie de son parc de terrains constructibles afin de permettre à ses administrés de rester propriétaire de terrains constructibles? Des terrains pour lesquels certains ont payé des droits de succession ou que d’autres venaient d’acquérir pour des projets futurs. Cette politique spéculative est contraire à l’essence même du service public pour lequel un maire et son équipe devrait travailler. Les contaminards et tous les amoureux des Contamines doivent se sentir bien abandonnés par cette municipalité.

2/ La limitation des places de stationnement

Parmi les documents présentés ce printemps, le projet sur les zones de stationnement nous a particulièrement surpris et inquiétés. Avec ce futur PLU, le nombre global de places va diminuer. Mais le plus paradoxal  est que la diminution sera la plus forte là où les besoins sont les plus importants : 

  • Notre Dame de la Gorge (parking EDF) : suppression de 110 places (on passe de 360 à 250)
  • Télécabines de la Gorge / parc de loisirs : suppression de 185 places (on passe de 510 à 325)
  • Foyer de ski de fond : suppression de 50 places (on passe de 185 à 135)
  • Centre du village : suppression de 43 places (on passe de 173 à 130)

Et pour compenser cela, en tous cas en partie, le PLU propose la construction d’un immense parking couvert au Lay, entre les immeubles et la gare de départ du télécabine. 300 nouvelles places pourraient ainsi voir le jour. Mais cela va l’encontre de l'attente des touristes : qui ira se garer au Lay pour aller un parc de loisirs ou pour une randonnée à la Balme ? De plus, aucun coût n’est indiqué et bien sûr aucun financement.

Ces modifications, si elles voient le jour, seront hautement préjudiciables pour l’activité touristique de notre station. Une grande difficulté pour stationner à proximité des équipements, des commerces, des lieux d’activité deviendra un lourd handicap pour attirer les visiteurs dans notre village.

3/ Le centre du village

Parmi les objectifs du PLU, il est écrit dans les premières pages du document de présentation :
  • Requalifier le centre-village : ses espaces publics de rencontre, de circulations et de stationnements 
  • Améliorer son fonctionnement en redonnant de la place aux piétons 
  • Mettre en oeuvre un projet qualitatif, global et cohérent sur l’ensemble de la traversée du centre-village
  • Rationnaliser les stationnements
Nous ne pouvons que partager cette volonté. En revanche, nous sommes en total désaccord avec les solutions apportées. Ainsi pour le stationnement à proximité de la mairie et de l’office de tourisme, les documents évoquent 35 places. C’est incompréhensible de pouvoir proposer une telle capacité comme solution à ce problème récurrent !!! Ce qui l’est encore moins, c’est que dans le projet immobilier présenté fin juin, il était question de 70 places. Ce chiffre n’est-il qu’une étape intermédiaire avant d’être divisé par 2  dans quelques mois ?  De plus, ce projet immobilier vient en totale contradiction avec les objectifs initiaux du PLU puisqu'aucun aménagement n’est prévu pour améliorer les espaces publics de rencontre, de circulations ou pour redonner de la place aux piétons. 



Il est important de signaler que cette enquête d’utilité publique ne vise pas à approuver ou non cette construction d’immeubles sur la place du village. Mais en revanche, le projet nécessite que le PLU soit accordé afin de démarrer. Quelques explications s’imposent : dans la partie qui concerne le découpage de la commune, une nouvelle zone UH1 est créée spécialement pour que le projet puisse voir le jour. Ses contours reprennent exactement les parcelles vendues aux promoteurs. Le règlement de cette zone UH1 répond aux attentes de ces mêmes promoteurs pour rentabiliser au mieux leur projet : pouvoir construire plus haut et plus grand que nulle part ailleurs dans le village.



Le règlement de cette zone reprend tout ce qui était contenu dans le projet de révision du POS qui était programmé en janvier et qui a reçu un avis défavorable du commissaire enquêteur. On retrouve dans cette zone UH1 les fameux 21 mètres de haut même si tout est fait pour les dissimuler.  Dans le document « règlement » consultable sur le site internet de la mairie, il est clairement écrit
  • Côté parking en partie ouest de la zone UH1 :
    • 21 m au faîtage ou 18 m à l’acrotère, sans excéder 7 niveaux au-dessus du TN
  • Côté Place du village en partie Est de la zone UH1 :
    • 18 m au faîtage ou 15 m à l’acrotère, sans pouvoir excéder 5 niveaux au-dessus du TN
Voir schéma ci-après



Dans toutes les autres zones constructibles, la hauteur maximale n’atteint pas les 21 mètres
  • UA et UH 18 m au faîtage ou 15 m à l’acrotère
  • UB 15 m au faîtage ou 12 m à l’acrotère
  • UC et UCa 12 m au faîtage ou 9 m à l’acrotère 


Au centre du village, là où tout devrait être fait pour l'aménagement de constructions respectueuses du cadre et des paysages, ce PLU, par la création de cette zone UH1,  donne l’autorisation de monter  à 21 mètres. C’est ce point précis qui nous choque le plus et que nous devons combattre. Les personnes qui souhaitent s’exprimer sur les registres pour lutter contre le projet immobilier du centre doivent montrer leur désaccord à la création de cette zone UH1. C’est aujourd’hui le seul moyen qui peut faire évoluer ce projet de construction. La zone UH1 est créée pour le projet immobilier, plus haut et plus grand que ne l’autorisait l’ancien POS. Sans cette zone UH1, le permis de construire ne pourra pas être validé.

Le maire et les promoteurs essayent de faire croire le contraire. Dans le document « hors-série » distribué récemment, il est indiqué page 7 : « Une hauteur autorisée côté place jusqu’à 18 mètre au Plan d’occupation des Sols. Un choix de limitation des hauteurs côté place à 15m66 au plus haut point. La hauteur absolue des bâtiments sera inférieure à 18 mètres jusqu’à là autorisé par l’ancien POS côté place et compatible avec le projet du PLU ». Si on retrouve ce « côté place » dans chaque phrase, c’est parce que cela concerne uniquement ce côté de la construction. Il en reste 3 et rien n’est dit sur les hauteurs maximales qui dépasseront les 18 mètres. Et c’est bien pour cela que cette zone UH1 est indispensable au projet. On peut affirmer que cette zone spécifique est créée pour que le projet puisse dépasser les 18 mètres. Sinon, pourquoi la créer ?

Par où passera le chasse-neige ?
Avec les hauteurs, on retrouve la modification des prospects prévus en janvier. Les débordements sur la chaussée sont également repris ainsi que l’emprise des futurs bâtiments sur les limites des voisins. Ainsi les balcons pourront s’avancer sur les limites des parcelles voisines ou sur la place du village. Tout cela est fait pour le confort des promoteurs. Pour des raisons de sécurité, ces points avaient fait l’objet d’un avis défavorable émis par le précédent commissaire enquêteur lorsqu'il était question de précipiter la vente et la création des immeubles au centre du village. Le déneigement, le secours à personne, les interventions sur feu, le passage de camions,... vont devenir des véritables casse-têtes.



La mobilisation de tous a permis, en janvier dernier, d’empêcher cette modification du règlement. Le maire essaye de la faire repasser en douce dans le PLU. Nous devons nous mobiliser une nouvelle fois. Depuis le début de l’enquête d’utilité publique, de nombreuses personnes se sont déjà déplacées. Le plus souvent, il s’agit de propriétaires concernés par le changement de zonage. Nous invitons toutes les personnes qui comme nous, sont choquées par les éléments du PLU pour le stationnement, la zone UH1 avec ces 21 mètres, ou tout autre sujet de ce projet, à se déplacer en mairie pour exprimer leur opinion. Et comme en janvier, nous proposons aux personnes qui le souhaitent, de nous envoyer leur texte que nous collerons dans le registre.


Rendez-vous le 1er septembre pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

Vous pouvez partager ce lien avec vos familles, vos proches, vos amis, vos voisins,...
Pour nous contacter : notre adresse e-mail : lavigieduconseil@gmail.com

Le compteur des visites est, ce mardi 15 août, à 176 309