dimanche 15 avril 2018

Procédures judiciaires en cours.

En novembre 2016, nous avions laissé la parole au collectif citoyen COCICOMO afin que ce Collectif fasse connaître son existence et ses différentes actions (Cf : « Connaissez-vous Cocicomo » du 16 novembre 2016). 

Un an et demi plus tard, à la demande de Cocicomo, nous avons accepté de lui ouvrir de nouveau notre blog : ce collectif tient à vous informer sur les actions en cours concernant les dossiers du chemin du Praz et du centre du village. 




Tout d’abord, merci à David et Lydie de nous laisser la possibilité de nous exprimer sur le blog de la Vigie du Conseil.

Notre Collectif créé en décembre 2015 a vu son objet modifié le 21/11/2016. 

  • Défendre les droits et les libertés de tous les habitants qui résident aux Contamines Montjoie et informer ces derniers par tout moyen de communication .
  • Défendre et conserver le patrimoine et l'architecture de son village typique, rural, de fond de vallée de montagne.
  • Défendre l'existence des structures économiques, associatives, sportives, touristiques, agricoles, vitales pour le village
  • Défendre la liberté d’expression, le respect dû à la personne, le respect des règles démocratiques afin de faciliter le débat entre élus, administrations et citoyens.


A plusieurs reprises, nous avons adressé des courriers aux responsables locaux pour les informer des irrégularités que nous constations. L’an dernier, notre attention s’est portée sur deux dossiers en particulier. 


1-Un permis d’aménager a été déposé par la commune pour relancer le projet de ski-roue dans le secteur du Pontet. C'est avec plaisir que nous avons appris la reprise de cet aménagement qui permettra d’améliorer la sécurité des jeunes sportifs qui pratiquent, jusqu’à maintenant, le ski roue sur les routes départementales et communales. Mais nous avons été interpellés par la décision prise par la mairie d’intégrer le chemin du Praz dans le tracé de cet équipement sportif, ce qui implique de le transformer en une voie élargie et goudronnée. 


Nous avons alors décidé de lancer une pétition pour demander le retrait de la partie du chemin du Praz impactée par le projet de ski roue. Celle-ci a rassemblé 1200 signatures. Nous souhaitons voir se réaliser cet équipement sportif mais sans que ce chemin, atout majeur des Contamines Montjoie, ne soit sacrifié. Pour cela nous avons fait un recours gracieux auprès du maire des Contamines pour que celui-ci retire son permis d’aménagement prévu. Le projet de ski roue étant parfaitement viable sans le goudronnage du chemin du Praz, un nouveau permis aurait pu être déposé sans ce rajout de tracé inutile. Mais notre recours gracieux a été rejeté par la mairie. 


Face à ce refus, une seule solution s’est imposée à nous : déposer un recours en contentieux devant le Tribunal administratif de Grenoble pour faire annuler ce permis. Pour cela, nous avons fait appel à un avocat du Barreau d’Annecy. Le dossier a été déposé le 13 février 2018. La procédure suit son cours.


2-Le projet immobilier au centre des Contamines a également retenu notre attention. Comme beaucoup, nous avons été alarmés en découvrant la présentation des futures constructions. Par leur hauteur excessive et leur aspect massif, elles sont en totale contradiction avec tout ce qui caractérise notre village des Contamines.  Face à ce projet, nous avons décidé de réagir : notre village a besoin d'un vrai aménagement de son centre, pas d'un énième projet immobilier qui, de plus, est décidé sans réelle concertation avec les résidents des Contamines.


Avec l’aide de notre avocat, nous avons fait un recours gracieux auprès du maire pour lui demander de retirer le permis de construire accordé le 14 décembre 2017. Le courrier du recours a été déposé en mairie le 14 février 2018. Le maire a rejeté le recours gracieux par un courrier adressé à notre avocat le 6 avril 2018. Probablement, nous devrons déposer un recours en contentieux devant le Tribunal administratif de Grenoble. 


Ces 2 dossiers étant particulièrement complexes, nous devons nous appuyer sur les compétences et les conseils d’un avocat. Les procédures à suivre nécessitent des connaissances juridiques indispensables que seul un professionnel peut nous apporter.  Mais cette aide précieuse représente un coût financier important pour notre collectif citoyen qui ne dispose que des adhésions de ses membres. 


Chaque décision que nous prenons est tributaire de notre capacité à financer telle ou telle action en justice. Sur d’autres sujets comme le PLU voté à l’automne 2017, il faudrait que nous défendions là aussi l’intérêt des Contamines et de ses habitants. Nous avons choisi de nous concentrer sur ces 2 dossiers (chemin du Praz / centre du village) qui nous tiennent particulièrement à cœur.


Nous savons que ces 2 sujets préoccupent et inquiètent les habitants, les résidents secondaires et les visiteurs des Contamines. Certains commerces ont apposé sur leur devanture une affiche avec photos stipulant : « Nous, commerçants et socio-professionnels, tenons à afficher notre soutien au projet hôtelier du centre village». Or, la plupart des socio-professionnels et des commerçants n’a jamais été contactée pour cette campagne d ’affichage.


Depuis quelques semaines, nous recevons des dons de personnes qui ont souhaité nous soutenir dans notre démarche. D'autres nous aident à trouver de nouveaux adhérents ou mécènes. Nous les remercions chaleureusement. Pour pouvoir mener à bien notre action, nous comptons sur l’aide financière du plus grand nombre.  Pour cela nous venons d’ouvrir une « cagnotte » sur internet pour recueillir les dons des personnes qui souhaiteraient nous aider. 


Si vous aussi, vous tenez à ce que le chemin du Praz reste tel que vous l’avez toujours connu, si vous ne voulez pas voir le centre de notre village défiguré par un ensemble immobilier massif et une place de village réduite, vous pouvez participer à nos actions. En cliquant sur le lien ...

https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/33052074/fd1b7a6b ... et en utilisant votre carte bancaire,  vous pouvez faire un don de 15, 30, 60 ... euros ou beaucoup plus, vous avez le choix. Les petits ruisseaux  font les grandes rivières. A noter : le nom du donateur et le montant de la somme déposée peuvent rester anonymes. 

Les personnes qui préféreraient nous adresser un chèque peuvent le faire à l’adresse suivante : Cocicomo 43 chemin de la Revenaz 74170 Les Contamines-Montjoie (chèque à l'ordre de Cocicomo)


Enfin si vous souhaitez des informations complémentaires sur nos actions passées ou en cours, ou adhérer à notre Collectif (adhésion annuelle est de 15 euros), vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse cocicomo74@gmail.com ou par écrit à l'adresse postale indiquée ci-dessus.


Nous vous remercions par avance pour votre aide précieuse. Avec l'aide de tous nous pourrons poursuivre nos actions et défendre nos spécificités de village de montagne.


Le bureau de Cocicomo





Rendez-vous le 1er mai pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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dimanche 1 avril 2018

Centre : des réponses déroutantes

Pour cet article, nous avons choisi de revenir sur le projet immobilier du centre du village. En début d’année, une enquête d’utilité publique a été organisée. Le commissaire enquêteur chargé de recevoir le public, de faire la synthèse des observations et de donner un avis, a tout récemment rendu son rapport. La lecture de ce document nous donne des informations très intéressantes.

Vingt-sept personnes se sont exprimées lors de cette enquête publique ayant pour objet le déclassement des parcelles qui doivent être vendues pour la construction de l’hôtel et de la résidence de tourisme. Seules 3 personnes se sont déclarées favorables à cette procédure de déclassement. Les autres ont généralement indiqué être pour un réaménagement du centre du village mais opposées au projet proposé par l’équipe municipale. 

Dans son dossier très complet, Jean-François Dubosson reprend une à une les différentes remarques et apporte certaines réponses. Il liste ensuite les principales questions. La commune a répondu dans un second temps. A travers les réponses de l’équipe municipale, nous apprenons des éléments du dossier encore inconnus à ce jour. Au moins cette enquête aura permis cela …

Le projet a–t-il fait l’objet d’une concertation avec la population ? A cette question, le maire répond comme d’habitude. Quand on lui parle de « concertation », il répond « réunion d’information ». Il rappelle qu’une réunion publique a eu lieu en juillet 2017 avec le promoteur. Pendant cette séance, tous les éléments du programme ont été présentés à la population qui a pu poser des questions. Il faut sans doute rappeler au premier magistrat de la commune la définition du mot concertation. Selon le Larousse, la concertation est « la pratique qui consiste à faire précéder une décision d’une consultation des parties concernées ». Sur ce projet, les habitants du village qui sont tous directement concernés n’ont jamais été consultés pour donner leur avis. Quand ils l’ont donné lors des différentes enquêtes publiques (PLU, modification du POS, déclassement) il a toujours été répondu que « ce n’était pas le sujet, et pas le moment ». Les remarques ont été systématiquement écartées. 




Pourtant, l’aspect trop massif des bâtiments ou leur trop grande hauteur reviennent à nouveau dans les commentaires de cette enquête publique. Face à ce déferlement d’avis défavorables, le commissaire enquêteur indique dans sa conclusion, qu’il est souhaitable qu’il soit tenu compte, « autant que faire se peut », d’une partie de ces commentaires. Le permis de construire ayant été accepté par le maire et son équipe, il est illusoire d’espérer que l’avis de la population soit pris en compte. Depuis 4 années, la véritable concertation n’est pas possible aux Contamines : seul l’avis du maire compte !

A quel endroit seront déplacées les fêtes qui avaient lieu sur le parking ? Réponse du maire : il n’y a pas de fêtes sur le parking, à part le ravitaillement de l’UTMB qui sera déplacé à la patinoire. Il ajoute que les autres animations continueront à être organisées sur la place. Il apparaît clairement que le maire ne connait pas le déroulement de la fête du village en été. Il ne sait pas qu’une partie des stands est installée sur le parking là où se déroulent des animations tout au long de la journée. Il est précisé que les bals des 14 juillet et 31 décembre seront au même endroit. Sous les fenêtres de l’hôtel 4 étoiles et de la résidence ? Les clients vont apprécier… Et comment seront tirés les feux d’artifice quand on sait qu’à chaque fois, le parking est fermé pour respecter une zone de sécurité ?




A quel endroit aura lieu le marché ? Réponse du maire : le marché sera dans la rue centrale été comme hiver. Nous ne comprenons pas comment le marché peut être organisé sur cette route en plein hiver. Cette option avait été envisagée dans le passé mais vite abandonnée, pour une raison très simple : la fermeture de la route départementale oblige de faire passer les voitures par les Loyers. Et en plein hiver, la route qui monte au Gai Soleil peut être difficile à emprunter par les touristes, les camions et les navettes. Comment imaginer qu’une navette puisse passer sur la route au-dessus de l’église. Déjà en été 2 voitures, c’est juste, alors une navette … Et comment seraient assurés les différents arrêts navettes le long de la voie centrale ? 




Où seront installées les poubelles qui sont actuellement sur le parking au pied des escaliers ? Réponse du maire : le réaménagement de la place publique intégrera un nouvel emplacement pour ces structures. La place dont la superficie va être très réduite, sera donc décorée par 5 ou 6 conteneurs de poubelles ou par les futurs moloks !!! A côté de la fontaine ou devant l’entrée de l’hôtel ? Ou même devant l’office du tourisme? Ceci en plus des 9 places de parking. On ne sait pas s’il faut rire ou pleurer…




Quel sera le gabarit du passage sous les bâtiments pour accéder aux places de parking ? Réponse de l’architecte: les dimensions du passage seront de 13m70 de long sur 5m70 de large, avec une hauteur de 2m95. Nous nous interrogeons sur les engins qui pourront l'emprunter pour le déneigement ou pour les secours. Cette question étant posée par quelques personnes, le maire a apporté des précisions. Selon lui, les engins de déneigement sont adaptés à cet accès. Certainement les pelles à neige et les fraises à neige mais pas les bulls ni les chasse-neiges !!! Le déneigement des places de parking risque d’être long et compliqué. Quant aux véhicules de secours, seuls ceux de classe 1 et 2 pourront passer. Cela correspond aux véhicules légers et intermédiaires et limite largement les possibilités : les ambulances pourront circuler mais pas les camions avec une échelle. Des dérogations ont été demandées et acceptées dans le permis de construire. Les résidents ne pourront pas être secourus en cas de feu. Mais ce n’est pas grave, cela rentre dans une case juridique qui va dans le sens désiré. La logique et la sécurité des personnes n’entrent pas en ligne de compte puisque grâce à ces dérogations la mairie est dans la légalité ….




La commune devra-t-elle rembourser l’aide reçue du FISAC pour le maintien de la boucherie en 2011 ? Réponse du maire : la commune a pris contact auprès des services de l’Etat. En fonction des futurs commerces qui seront installés, la commune risque de devoir rembourser les sommes perçues dans le passé. Nous ne pouvons que saluer bien bas, le bel esprit qui anime l’équipe municipale : les subventions accordées pour maintenir des commerces de proximité vont être rendues… Bravo ! Et à côté de cela, cette même équipe pleure sur une situation financière qu’elle qualifie elle-même de catastrophique. N’aurait-il pas mieux valu pérenniser ce commerce de proximité essentiel pour la vie du village ?




Comment a été fixé le prix de vente de ces parcelles ? Dans un précédent article nous avions fait part de notre étonnement sur le prix de vente annoncé : 1 600 000 euros pour 6953 m² de surface de plancher, soit 230 euros par m². Dans le passé une estimation des services de l’Etat avait donné le chiffre de 600 euros par m² de surface de plancher. Plusieurs personnes ont fait des remarques au sujet de cette différence de prix. Le maire a sorti sa calculatrice pour expliquer le prix de vente du terrain communal. Il commence par mettre en cause la méthode d’estimation du prix utilisée par France Domaine. Selon lui, il ne faut pas utiliser la surface de plancher mais la surface du terrain vendu. Avec ces arguments, le prix de vente au m² de terrain est le même que dans le passé, soit 549 euros par m² de terrain. 



Pourtant, la valorisation financière d’un terrain à bâtir dépend de son potentiel de constructibilité et de la valeur estimée des constructions futures. La valeur du terrain dépend de ce qui peut être construit dessus. Un terrain de 1000 m² sur lequel on peut construire un immeuble de 6 étages ne peut pas être estimé au même prix qu’un terrain de la même surface sur lequel on ne peut construire que 2 étages. C’est pour cela que les Services de l’Etat utilisent la notion de surface de plancher pour tenir compte du nombre de m² pouvant être construits sur un terrain. Mais le maire des Contamines considère que l’Etat fait mal son travail… Décidément c’est une habitude… Il écrit : « Cette méthode de calcul retenue par le service des Domaines apparait éminemment critiquable, voir aberrante, puisqu’elle fait fi de toute valeur réelle du foncier ». Il motive même son calcul en se référant au prix de vente d’un terrain privé au sommet des Loyers. Il a donc imposé sa propre méthode d’estimation. Et le terrain communal est vendu à un prix défiant toute concurrence !!!

Comment seront utilisés les 1 600 000 euros de la vente de ces terrains communaux ? Dans le rapport, il est expliqué que le but principal de la vente de ces parcelles est de récolter de l’argent pour financer la construction de la voie de contournement du centre du village. Rappelez-vous, en 2007, ce sujet était en cœur des discussions aux Contamines. L’aménagement de cette route était imminent : elle devait passer entre la mairie et la maison Picard, sur le parking puis au pied de l’immeuble du Grizzli. Ensuite, elle devait continuer en bas du restaurant les Airelles et des commerces qui suivent pour rejoindre la route départementale entre le restaurant du Glacier et la Cressoua. Les élections municipales de 2008 avaient mis un terme à ce projet. On le croyait enterré pour toujours, il revient à la surface !!! 




La création de cette voie est mise en avant par le commissaire enquêteur pour qui cette réalisation doit se faire dans les meilleurs délais. Il écrit que le seul moyen pour la commune d’acheter les terrains nécessaires à la réalisation de cette voie passe par la vente des parcelles communales. Là on a un vrai scoop ! Pendant la réunion publique de présentation du PLU, la question de la voie de contournement avait été posée. La réponse de l’équipe municipale avait été la même que pour la route du Col du Joly : on le prévoit pour le cas où… Si un jour… Personne ne pouvait prévoir que ce jour était si proche !

Il ne faut pas oublier que le tracé de ce projet passe sur un nombre important de terrains privés. En 2007, leurs propriétaires n’avaient aucune intention de vendre leur terrain pour y voir passer des voitures. 11 ans après, seront-ils plus enclins à négocier avec la commune ? De plus ce projet avait amené de nombreuses réactions hostiles chez les habitants permanents ou non des Contamines. A l’époque le coût de l’opération avait été estimé à 6 128 000 euros. Les 1 600 000 euros seront loin d’être suffisants !!! 


De plus, loin de résoudre tous les problèmes comme cela a été présenté, cette voie en créerait de nouveaux. Le goudronnage est une plaie pour l’environnement : les écoulements des eaux sont biaisées et créées de véritables problèmes… Quel sera l’impact d’une route sur ce talus déjà bien érodé ? Et en 2018, on ne peut plus laisser faire n’importe quoi ! S’il est important de travailler la cohérence des voies goudronnées existantes et les rendre plus attractives, moins dangereuses et moins roulantes, il est inadmissible de créer de nouvelles routes pour les voitures. Et on n’aborde pas là, l’aspect « entretien » qui est plus que négligé depuis 2014. 




En outre, selon les plans présentés, la voie de contournement devrait passer là où sont prévues les 72 places de parkings publics. Il ne pourrait en rester au mieux que la moitié. Actuellement, on ne voit pas comment peuvent loger ces 72 places promises, alors avec la route qui accaparerait une surface supplémentaire, elles vont réduire comme peau de chagrin. Cette opération de réaménagement du centre aboutirait donc à la suppression de la moitié des places actuelles. Pour un projet qui est censé, d’après la municipalité, résoudre les problèmes de stationnement, ce serait vraiment une belle réussite.

En conclusion, le commissaire enquêteur a quand même émis trois recommandations :
  • la réalisation de la voie de contournement étant conditionnée par l’achat de terrains, objet des emplacements réservés n°7 et 8 du PLU, une négociation devra être privilégiée avec les personnes concernées pour permettre la réalisation de cette voie dans les meilleurs délais.
  • il est souhaitable que l’argent, fruit de la vente, ne soit pas dépensé avant obtention de toutes les garanties de réalisations, jusqu’au terme de l’opération de construction (de la voie de contournement).
  • un panneau précisant l’accès au parking public devra être positionné depuis la route départementale avec indication des véhicules non autorisés en raison du gabarit du passage sous le bâtiment

Malgré les nombreuses remarques contre ce déclassement, le commissaire enquêteur a donné un avis favorable. Cela est-il vraiment étonnant vu que les dés étaient pipés dès le début ?


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Lydie Roch-Dupland et David Mermoud

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jeudi 15 mars 2018

Armancette : 3 ans de travaux

L’automne dernier, nos articles ont été consacrés aux différents sujets qui ont agité l’actualité de notre village (le nouveau PLU, le chemin du Praz, le projet immobilier du centre, la situation financière de l’EPIC,…). Du coup, un dossier est passé à la trappe. Il s’agit de celui des futurs travaux d’aménagement autour du torrent d’Armancette. Alors que les premières étapes de déboisement ont timidement débuté et que le gros du chantier est à venir, il nous a paru pertinent de nous arrêter sur ce sujet pour vous donner quelques informations. 

Du 16 août au 18 septembre 2017, une enquête d’utilité publique a été organisée en mairie. Un commissaire enquêteur a tenu des permanences pour recevoir les personnes qui le souhaitaient et des registres étaient à la disposition du public. On peut regretter que cette enquête ait été organisée quasiment en même temps que celle concernant le PLU. Elle est par conséquent passée au second plan et cela a pu même apporter de la confusion car on trouve dans le registre des remarques qui étaient manifestement en lien avec le PLU et non pas avec les travaux autour du torrent. N’aurait-il pas été plus simple d’éviter que les dates des 2 enquêtes publiques ne se chevauchent ?



Le 16 octobre, le commissaire enquêteur a remis son rapport sur ce dossier. Mais avant d’évoquer les conclusions de ce document, un petit retour en arrière s’impose. Nous n’allons pas ici refaire l’histoire des différentes crues du torrent d’Armancette, ni non plus reprendre point par point tous les éléments liés à ce problème. Un dossier de 234 pages contient une masse importante d’informations sur ce sujet. Il a été réalisé pour la société Hydrétude en décembre 2016 pour le Syndicat Mixte d’Aménagement de l’Arve et de ses Affluents (SM3A). Ce syndicat est aujourd’hui responsable de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations. Cette compétence n’étant plus à la charge des communes, le SM3A a pris en main ce dossier et financera tous les travaux. Le coût total de cet aménagement est estimé à 3 000 000 d’euros. Dans ses vœux pour 2018, le maire a indiqué la somme de 4 millions d’euros. Qu’est ce qui justifie ce million d’écart ?

Suite à la crue d’août 2005, diverses études ont été réalisées pour définir les travaux à entreprendre pour protéger au mieux les hameaux à proximité, en cas d’une nouvelle crue. Plusieurs sociétés spécialisées dans le domaine se sont penchées sur cette problématique et diverses solutions ont été proposées avec des digues positionnées à différents endroits et des hauteurs variables. Qui détient la vérité ? Il nous paraît difficile de le dire mais il ne reste qu’à espérer que la solution choisie au final est la meilleure et la plus appropriée pour assurer la sécurité en cas d’inondations. Mais tant qu’elle n’aura pas été « testée » en conditions réelles, nul ne pourra affirmer que ce choix d’aménagement est préférable aux projets développés dans le passé.



Que contient ce projet ? Le principe clé de cet aménagement est de créer autour du torrent d’Armancette un espace suffisamment grand, capable de recevoir et surtout de maintenir la quantité de matériaux qui arriverait dans le village en cas de crue. Pour cela, un immense réservoir va être creusé autour du torrent et, tout autour, des digues vont s’élever. Celles-ci se situeront sur 3 zones : une première sera aménagée sur la rive droite coté Cugnon tout le long de la zone habitée au même endroit que la digue actuelle. En face, côté Loyers, une 2ème digue sera érigée. Elle partira du bord de la route départementale, elle longera la voie d’accès à la garderie qui devra être déplacée vers le nord, elle traversera l’actuel jardin d’enfants de l’ESF, puis remontera jusqu’au sommet de la piste des Loyers pour rejoindre l’arrivée du téléski. Toute la partie entre cette digue et le torrent sera creusée pour créer une vaste étendue prête à recevoir une éventuelle crue. A l’avenir, il faudra régulièrement curer cette plage de décantation à l’aide de gros bulldozers et de camions.



Enfin une 3ème digue sera construite en bas du pont d’Armancette, sur la rive droite. Et de l’autre côté, là où se situe l’actuel parking entre le carrefour et le pont, le niveau du sol sera abaissé de plusieurs mètres pour rejoindre le niveau du cours d’eau. Enfin le lit du torrent d’Armancette sera décalé de plusieurs mètres sur sa droite. 

Cet aménagement va nécessiter de modifier tous les niveaux de cette zone. Ainsi à certains endroits, le niveau du sol va être descendu de 18 m et élevé de 14 m à d’autres. Le schéma suivant montre l’importance des travaux. 



En jaune plus ou moins foncé, on distingue les endroits qui seront creusés, et en rose plus ou moins foncé également on visualise la dimension des futures digues. Celle située le long de la piste des Loyers sera impressionnante avec sa hauteur de 6 à 7 m. Et dénivelé oblige, le long de la voie d’accès de la garderie elle mesurera 13 mètres de haut. Du côté du torrent la différence de hauteur atteindra 18 mètres. Le half-pipe va disparaitre dans cette opération. On peut se rendre compte de l’importance des travaux avec le schéma ci-dessous. Le half-pipe parait bien petit au milieu des travaux annoncés. 



Autre disparition : celle du jardin d’enfant étant donné que la digue sera située juste devant la garderie. Cet espace devra être recréé au nord de la garderie. Cette dernière perdra sa vue dégagée vers les montagnes et devra se contenter d’une énorme masse au bord de sa terrasse. Elle était largement ensoleillée et vraiment agréable pour les enfants hiver comme été. Gardera-t-elle son attractivité ?

Quant aux conséquences sur le fonctionnement de la piste des Loyers, elles ne sont pas évoquées dans ce dossier. Les canons à neige vont devoir être déplacés ainsi que les éclairages qui permettent les ouvertures nocturnes. Cette piste pourra-t-elle continuer à exister après la construction de la digue ? La question devra être posée. Nous regrettons que ce sujet ne soit pas abordé dans le dossier d’Hydrétude.

Un dernier élément fait partie de ce projet. Lors de la crue de 2005, les eaux boueuses s’étaient répandues vers le village à partir du pont des Loyers. Pour éviter cela, il a été décidé de créer un plateau ralentisseur de 20 à 30 cm de haut dans le carrefour qui aura pour but de canaliser les eaux vers le Bonnant. Nous ne savons pas si le plateau ralentisseur servira un jour pour cela mais nous nous réjouissons de voir enfin l’annonce de cet aménagement. Nous avons à plusieurs reprises signalé ce secteur de forte insécurité pour les piétons avec notamment l’arrêt des navettes au milieu de la route et la vitesse excessive des véhicules arrivant du Cugnon. Ce plateau ralentisseur répondra à cette problématique de la vitesse. Espérons que la gestion des piétons sera prise en compte lors de définition précise de ce qui devra être aménagé. 




Dans la même logique nous espérons également que le problème de l’accès des piétons à la garderie sera étudié avec notamment la traversée de la route départementale pour les nombreux enfants depuis le parking. Celui-ci continuera heureusement d’être utilisé même s’il sera situé plusieurs mètres plus bas car il répond à un vrai besoin. En hiver, les familles continueront à y stationner pour accéder à la garderie, les enfants continueront à traverser la route.



Comme on le constate en examinant les plans, une masse immense de matériaux va être mise en mouvement, d’un côté pour creuser un réservoir autour du torrent et de l’autre pour construire des digues. 174 000 m3 de terre vont être creusés et 88 000 m3 vont être directement utilisés sur place pour construire les digues. Il restera 86 000 m3 de terre non utilisés qui devront être évacués. Le SM3A a prévu de stocker ce volume dans la plaine de Passy. Mais 14 km séparent le torrent d’Armancette de cette place de dépôt. Quand on calcule le nombre de camions nécessaires pour le transport, on réalise la masse de matériaux que cela représente. Le rapport d’Hydrétude nous donne une bonne indication : un camion peut transporter 10 m3 de terre à la fois. Les 86 000 m3 de terre représentent donc 8 600 voyages de camions. Avec un rythme de 60 camions par jour, cette évacuation va s’étendre sur 140 jours, soit 7 mois si on compte 20 jours de travail par mois. Les personnes qui habitent le long de la RD 902 entre les Contamines et Passy vont apprécier. Et il ne faut pas oublier les 60 passages des camions dans l’autre sens pour remonter aux Contamines à vide. 


Heureusement, il est prévu que les travaux soient interrompus pendant les saisons touristiques. Ils se dérouleront par période de 3 mois au printemps et à l’automne et étalés dans un délai de 24 à 30 mois car tous cet aménagement nécessite 12 à 15 mois effectifs de travaux. Mais cela reste conditionné aux aléas de la météo ou à d’éventuels événements extérieurs. Le jour où ces travaux débuteront, ce sera parti pour un bon moment !!!

Le dossier du SM3A donne peu d’indications sur l’aspect paysager final. Nous n’avons trouvé qu’un seul croquis en 3D de l’aspect des abords du torrent d’Armancette dans quelques années. Et il faut se rendre compte qu’entre la fin des travaux et la végétalisation des digues, plusieurs années devront s’écouler avant que cet aménagement ne se fonde dans le paysage.



Sans surprise le commissaire enquêteur a émis un avis favorable à la déclaration d’utilité publique pour les travaux. Cette enquête servait à classer ou non ces travaux de protection des habitants et usagers comme étant d’utilité publique ou non. Les 71 propriétaires de parcelles de terrains situées à cet endroit vont maintenant être expropriés. Aucune indication n’est donnée sur la date du début des terrassements. L’équipe municipale est bien silencieuse sur ce projet. Certes, le rapport du commissaire enquêteur est disponible sur le site internet de la mairie mais on peut regretter l’absence de communication sur ce dossier dont la phase de travaux va avoir un fort impact sur la vie du village. En novembre 2016, un document de la mairie avait été consacré à ce sujet mais sans surprise il ne donnait aucune indication concrète et ne servait qu’à critiquer les anciennes municipalités ou à mettre en avant l’action du maire. Et depuis, rien. Aucune information sur les divers projets d’aménagement qui ont été présentés. Une fois de plus, c’est par notre blog que les habitants permanents ou non peuvent être informés de l’actualité des Contamines. 

Le maire qui est également vice-président du SM3A, n’a pas daigné informer qui que ce soit sur les différentes propositions de travaux évoqués avant que ce projet soit choisi…. On peut le regretter… Ailleurs, des torrents aussi dangereux, voir plus que celui d’Armancette ont subi des travaux moins impactants pour le paysage : une grande plage de réception comme ici mais en amont sur le cours du torrent avec des créations de plages. Celles-ci en forme d’escaliers réduisent la force des laves torrentielles. Personne ne sait ce qui a conduit à choisir tel ou tel projet : le prix ? Le prix et l’impact paysager ? Les études sur les autres torrents équipés ? Les 3 000 000 d’euros sont financés par nos impôts et encore une fois, personne ne sait comment sont décidées de telles dépenses. 



S’il est évident que la question des travaux sur le torrent d’Armancette ne se pose pas et qu’il est nécessaire d’aménager ce lieu afin de préserver les usagers, une réunion d’information aurait été bienvenue. Des précisions sur les études et les raisons qui ont conduit à faire ce choix-là, un détail des étapes des travaux avec leur conséquences sur la vie du village, un calendrier des phases à venir, un visuel du rendu final des travaux, l’impact sur les équipements touristiques (garderie, jardin ESF, piste des Loyers, parking,..) et des informations sur le financement auraient certainement intéressé les contaminards. Mais il faudra faire sans … et découvrir tout cela au fil des mois.


Rendez-vous le 1er avril pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 1 mars 2018

Des délégations en série

Les conseils municipaux se suivent et ne se ressemblent pas. Après une séance en décembre marquée par les remarques acerbes à notre encontre, la séance de ce 13 février a été plus calme. La présence de la journaliste y est-elle pour quelque chose ? Le premier magistrat s’est bien laissé aller à des commentaires quelque peu déplacés, mais nous avons préféré ne pas relever.

Ce conseil a débuté par un point ajouté au dernier moment et que nous avons découvert en arrivant dans la salle. Juste le temps d'en prendre connaissance et il faut se prononcer pour ou contre. Cette délibération de dernière minute est la première étape pour la naissance d’un nouveau refuge de montagne. La commune dispose d’un bâtiment dénommé « Alpage des Prés » situé entre les chalets des Prés et la Balme. Seul le garage de ce bien communal est occupé, et ce, par le groupement pastoral de la Rollaz. 


(Nous n'avons pas trouvé de photo du bâtiment concerné)

La compagnie des guides de Saint-Gervais et des Contamines souhaiterait rénover ce bâtiment pour le transformer en un refuge proposant des nuitées et des repas aux randonneurs hiver comme été. En effet, cet établissement serait ouvert pendant les vacances de Noël, de mi-février à mi-mai, de mi-juin à fin septembre et pendant les vacances de Toussaint. 

Une convention de 6 mois va être signée entre la commune et la compagnie des guides. Pendant cette période, cette dernière va entreprendre les démarches pour préciser son projet, solliciter les autorisations nécessaires et chercher un financement. Rendez-vous dans 6 mois pour savoir si ce projet pourra se concrétiser.




Nous avons ensuite repris le programme des délibérations. Le budget communal doit être voté avant le 15 avril. Un conseil municipal sera sans doute organisé juste avant pour le vote des dépenses et recettes à venir. D’ici là, pour prévenir un éventuel problème de trésorerie, l’équipe municipale a souhaité utiliser la possibilité de débloquer des fonds en avance. La loi permet aux communes d’engager des dépenses avant le vote du budget, dans la limite du ¼ des montants votés l’année précédente. Ainsi, 500 000 euros pourront être dépensés d’ici le mois d’avril. L’adjoint aux finances a précisé que « c’est au cas où ». Espérons que le cas ne se produira pas.




Au début de son mandat, parmi toutes ses critiques sur la gestion communale passée, le maire « qui sait mieux tout que tout le monde » s’était moqué de la multitude de budgets annexes jugés totalement inutiles et qu’il avait fait supprimer avec une délibération. Mais depuis, la Trésorerie de Saint-Gervais est passée par là et des budgets ont dû être recréés, tout simplement parce que la loi l’exige. En effet, certaines dépenses et recettes ne peuvent pas être mélangées aux autres et doivent être comptabilisées dans un budget spécifique. Comme par exemple, toutes les dépenses et recettes pour l’eau et l’assainissement. 

Parmi les budgets trop vite supprimés, on trouve celui du transport public des personnes qui correspond principalement aux dépenses et recettes des navettes. L’an dernier, il nous avait été expliqué que ce service touristique devait être géré directement par l’EPIC. Mais depuis les choses semblent avoir changé et la gestion des navettes revient dans les missions directes de la commune. Faire et défaire…




Avant de clore cette partie sur les finances de la commune, nous avons demandé des nouvelles de la SGAT. Pour bien comprendre un retour en arrière de plusieurs années est obligatoire. La création de la Société de Gestion des Activités Touristiques date du début des années 2000 pendant le mandat de Valérie Horellou. Comme son nom l’indique, la SGAT constituée d’élus et de socio professionnels avait pour mission de s’occuper de l’Office de Tourisme, des animations et évènements et de tous les équipements touristiques. Les habitants des Contamines, les associations et les entreprises avaient été sollicités pour acheter des actions. La SGAT a continué d’exister jusqu’à la création de l’EPIC. Le maire avait alors annoncé que tous les propriétaires d’actions seraient remboursés. Mais depuis, les mois et les années ont passé et les actionnaires attendent toujours leur argent. Ce sujet n’a jamais été mis à l’ordre du jour. D’où notre question « Que devient la SGAT ? ». Nous avons découvert que l’adjoint aux finances chargé de liquider cet organisme avait commencé cette procédure administrative en 2016 mais ne l’avait pas finalisée…. Pourquoi mettre autant de temps  ? Les actionnaires attendent leur dû. Par un curieux hasard, ce point sera justement à l’ordre du jour du prochain conseil. C’est ce que nous a annoncé l’adjoint aux finances. Attendons donc un mois de plus.




La délibération suivante vise à créer un emploi mixte d’agent de surveillance de la voie publique et de renfort aux équipes techniques en voirie et espaces verts. Le DGS nous a expliqué qu’il ne s’agit pas d’une dépense de personnel supplémentaire puisque un agent est parti récemment et qu’un autre doit prendre sa retraite prochainement. Cette personne recrutée viendra seconder le policier municipal pendant les périodes touristiques et sera employée à diverses missions le reste de l’année. Les candidats peuvent se faire connaitre… 




Le conseil s’est poursuivi par la création ou le renouvellement de plusieurs délégations de services publiques. La première concerne le centre équestre. La précédente DSP se termine prochainement et la commune doit la renouveler pour les 5 prochaines années. 




La DSP suivante nous a paru un peu plus alambiquée. On reste dans le secteur du Pontet, mais cette fois dans le parc de loisirs. On a d’un côté la DSP pour les terrains de tennis, le golf et les pédalos, et d’un autre côté, une DSP pour les structures gonflables et les trampolines. Ces 2 accords signés entre la commune et 2 personnes différentes se terminent en juin prochain. Selon le maire, les 2 délégataires ont souhaité résilier chacun leur DSP. Et là, pour on ne sait quelle raison, l’équipe municipale a décidé de tout regrouper dans une seule DSP et elle cherche maintenant un candidat. Mais pas n’importe quel candidat. Celui-ci doit être prêt à investir des sommes importantes pour rénover toutes les infrastructures dont certaines commencent à bien dater. De plus, des propositions de créations de nouvelles activités sont attendues. En fonction des investissements envisagés, la durée de la convention pourrait s'étendre sur 12 ans. 




Parmi toutes les activités présentes dans le parc, seulement le lac de baignade, le tir à l’arc et le practice de golf restent gérés par l’EPIC. « Mais si un candidat est intéressé pour tout reprendre, il n’y aura pas de problème » a précisé le maire suite à une de nos questions. Allons-nous voir arriver un groupe spécialiste des parcs de loisirs qui va reprendre toutes les activités ? Pour satisfaire aux demandes d’investissements conséquents, les candidats ne peuvent être que des entreprises capables de débloquer des sommes importantes. Sommes-nous à la veille d’une transformation de notre parc de loisirs ? Nous aurons une première indication lors de l’annonce du choix du candidat. Mais il n’y a pas si longtemps, la DSP lancée pour trouver un gérant pour le restaurant du parc prêt à investir dans rénover ce bâtiment avait abouti à aucun candidat. Celle-ci aura-t-elle plus de succès ? On est en tout cas bien loin des promesses électorales qui annonçaient une refonte complète de la base du Pontet. Une étude fort coûteuse a été réalisée au début de ce mandat. Le dossier doit maintenant prendre la poussière sur une étagère…




Nous avons profité de cette série de vote au sujet des équipements touristiques de la station pour interroger le maire sur le fonctionnement actuel de la patinoire. Cet équipement est censé être géré par l’EPIC mais divers indices nous ont montré qu’il y avait dû avoir du changement. Notre question tombait à pic car il nous a été répondu que cela faisait justement partie des décisions du maire annoncées dans les minutes suivantes. Après la SGAT, encore une question dont la réponse était imminente. On s’est pris pour des Madame Irma. 




Cet hiver, la patinoire n’est pas gérée par l’EPIC mais par la société « Color production ». Nous sommes heureux d’apprendre le 13 février 2018 une décision qui date de décembre  2017 !!! Ou plutôt daterait, parce qu’à force de voter des délibérations tellement en retard sur les décisions ou des actions déjà en cours, on finit par se demander si cela est vraiment réfléchi en avance ou juste rattrapé in extrémis. Mais comme on pouvait s’y attendre, nous n’avons eu aucune explication sur les raisons de ce changement soudain ? Est-ce lié aux problèmes financiers de l’EPIC ? Peut-être… Cette société n’est pas inconnue, il s’agit de l’entreprise qui a vendu la patinoire. Mais pourquoi s’occupe-t-elle de l’exploitation de cet équipement communal ? C’est là un des mystères dont l’équipe municipale a le secret.

De plus, nous avions été étonnés de voir que l’accueil des visiteurs de la patinoire se faisait dans les algécos. Il est vrai que la « cabane à Zub » nécessitait une rénovation mais cela avait un côté typique en adéquation avec notre village de montagne. Désormais les clients doivent mettre leurs patins et laisser leurs chaussures à l’extérieur. De mieux en mieux… Les abords de la patinoire ressemblent à tout sauf à un lieu d’accueil.




Ce secteur de la patinoire devait devenir le cœur de l’activité touristique des Contamines. Dans le PLU, la construction d’un bâtiment polyvalent dit « Club House » regroupant l’accueil et l’information du public, la location et le stockage du matériel et un snack est annoncée. Depuis les travaux de la patinoire qui ont vu celle-ci changer de place plusieurs fois, aucun investissement d’amélioration du site n’a été effectué. Les algécos, si laids, restent en place. Le maire est-il parti à la recherche d’un investisseur privé providentiel qui viendrait financer cette construction et ensuite la gérer ?




On peut ainsi constater que la commune a choisi de déléguer au maximum toutes les missions dont elle s’occupait auparavant. D’un côté des compétences partent vers la communauté de communes et de l'autre, les équipements touristiques passent sous la houlette d’entreprises privées. Pour un village qui vit principalement du tourisme, cela est inquiétant car la commune perd le contrôle de la qualité des services proposés à la clientèle



Rendez-vous le 15 Mars pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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Le compteur des visites est, ce jeudi 1er Mars, à 208 401

jeudi 15 février 2018

Encore un conseil animé

Nous reprenons notre compte-rendu du conseil municipal du 12 décembre. Après avoir évoqué les délibérations liées aux finances de la commune, il nous reste à traiter quelques points.

Comme à chaque début de saison d’hiver, les tarifs de secours sur piste doivent être approuvés par le conseil municipal. La liste reprend tous les différents types d’évacuations,  des petits soins en bas de piste facturés 67 euros à l’évacuation par hélicoptère vers Annecy ou Genève au tarif horaire de 1 980 euros. Toutes ces dépenses sont payées par la commune aux différents prestataires (ambulances Perrollaz, Chamonix Mont-Blanc hélicoptère,…) puis sont refacturés à la personne secourue. 




Ce vote des tarifs de secours sur piste nous rappelle que notre commune dispose d’un cabinet médical flambant neuf et désespérément vide. La recherche d’un médecin semble avoir été mise de côté par l’équipe municipale et rangée en bas de la liste des priorités. Nous sommes conscients qu’il est difficile de trouver des professionnels de santé prêts à s’installer dans une station mais cela est loin d’être impossible. Pour preuve, le 18 janvier la maison de Santé des Houches a été inaugurée. Trois médecins généralistes et deux infirmiers officieront dans ce nouveau bâtiment d’une grandeur de 200 mètres carré. La commune de Morillon vient aussi de trouver un médecin généraliste. Pendant ce temps-là, tous les blessés sur les pistes des Contamines sont évacués au mieux à Saint Gervais, sinon aux urgences de Sallanches. Notre cabinet médical sert de salle de repos aux ambulanciers qui profitent des lieux tout neuf, jamais servis, du chauffage, de l’eau à titre gracieux sans aucune convention. Y en a qui sont bien vus…




La délibération suivante concerne les navettes pour l’hiver et l’été. Un marché a été signé pour 3 ans avec l’entreprise Mont-Blanc Bus.  Les membres de l’équipe municipale nous ont assurés qu’aucune modification n’avait été faite par rapport à l’an dernier (circuits, horaires,…). Ils nous ont confirmé que les navettes étaient maintenant officiellement gratuites. Enfin une bonne décision !!! Il faut dire que ce tarif de 2 euros voté mais jamais appliqué était ridicule. Mais on peut regretter que les dysfonctionnements et les anomalies signalés l’an dernier aient été reproduits. Ainsi par exemple, une personne habitant à la Frasse désirant se rendre aux télécabines du Lay ou de la Gorge a uniquement 2 choix : 8h45 ou 12h45. Et pour remonter à la Frasse, il n’y a qu’une seule possibilité à 18h15, de quoi décourager ceux qui seraient prêts à utiliser ce transport en commun. Pire encore, une navette démarre du sommet de la Frasse à 12h45. Mais juste avant,  elle y monte à vide sans transporter des éventuels usagers. Les personnes qui descendent à pied au centre du village dans la matinée ne peuvent pas espérer l’emprunter pour remonter. Ils doivent attendre 18h. 




Où est la logique ? Pourtant bon nombre d’usagers s'en plaint. Mais cela reste lettre morte: le « grand chef » des Contamines ne souhaite pas s’y intéresser, donc personne n’ose apporter une modification qui pourrait satisfaire la clientèle. Et là, on ne parle pas de navettes moins polluantes, qui pour une commune dont le maire est chargé de la santé et de l’environnement à la ComCom auraient dû être une priorité. Mais quand on lance un appel d’offre en décembre pour décembre, on ne peut être trop regardant sur la qualité.




La dernière partie a été consacrée à des questions d’urbanisme, notamment pour le projet immobilier du centre. Le permis de construire a été accordé le 14 décembre. En parallèle, diverses procédures administratives ont été déclenchées. La première étape est la vente des parcelles au promoteur. Une promesse de vente doit être signée entre la commune et la SCI « Contamines place du village ». Le prix de la vente a été fixé à 1 600 000 euros  HT (1 920 000 euros TTC).  Le programme immobilier comprend un hôtel, une résidence de tourisme, un parking et des commerces pour une surface de plancher de 6 953 m². Cela donne un prix de 276 euros (TTC) le m² de surface de plancher.

Il y a quelques années, la précédente municipalité avait travaillé sur un aménagement du centre et elle projetait de vendre elle aussi ces parcelles. Avant cela, elle avait demandé une estimation au Domaine. Les collectivités territoriales sont tenues de consulter le Domaine pour  connaître la valeur vénale ou locative d’un bien préalablement à la réalisation de leurs opérations immobilières. En 2013, les services fiscaux avaient estimé le prix du mètre carré de surface de plancher à 600 euros. A ce prix-là, la vente actuelle  de ces parcelles rapporterait  4 172 000 euros, soit plus du double que le prix demandé aujourd’hui. Face à cette grande différence de prix, on ne peut que se poser des questions. Qui sont les gagnants dans cette opération ? Les  perdants, en tout cas, semblent être les contribuables des Contamines. 




Avant de pouvoir vendre ces terrains, la commune doit les faire passer du « domaine public » au «domaine privé ». Le parking et sa voie d’accès sont classés dans le domaine public. Ils doivent passer dans le domaine privé pour pouvoir être vendus. D’où la procédure de déclassement et l’enquête publique liée qui s’est finie le 12 février.  Dans la passé, une telle procédure réclamait la désaffection des parcelles concernées : pendant plusieurs mois, l’utilisation de ces terrains était interdite. Ainsi par exemple, une partie du parking en face de la Cressoua avait dû être clôturée pendant quelques mois. En décembre 2016, une loi a été votée, ces interdictions d’utilisation ne sont plus nécessaires. Sans cette loi, l’accès au parking du centre aurait dû être fermé tout l’hiver. Nous avons échappé à une situation bien compliquée. Mais cela n’est que partie remise, car quand les travaux débuteront, le stationnement dans le centre deviendra un véritable problème et cela perdurera au-delà du temps des travaux.




Ce déclassement concerne aussi le bâtiment de la boucherie qui doit être vendu avant sa destruction. Lors de son achat, la commune avait bénéficié d’aides financières du FISAC (Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce) car ce rachat permettait de conserver un commerce de proximité dans le village. La condition de cette aide était que le commerce reste ouvert pendant un certain nombre d’années. Mais la boucherie est fermée depuis l’été 2016 et on ne sait pas quels commerces seront créés dans les 4 espaces prévus. Ce que l’on sait, de la bouche même du premier édile, c’est que la commune ne pourra rien imposer en termes de choix de commerces… Face à cela, le FISAC ne risque-t-il pas d’exiger le remboursement des aides versées ? Outre ces considérations financières, on ne peut que déplorer la disparition de ce service aux touristes mais aussi aux habitants du village tout au long de l’année. 




L’enquête publique liée au déclassement de ces biens communaux s’est terminée le 12 février. On peut regretter que la période n’est inclue que 3 jours de vacances scolaires. Avec ces dates, il était difficile pour les habitants non permanents d’être informés de l’enquête et d’y participer.  Nous nous faisons peu d’illusions sur les conclusions qui seront données par le commissaire enquêteur. Nous avons appris que celui avait été choisi directement par le maire et qu'il n’a pas hésité à se présenter comme un ami de celui-ci à diverses occasions. Par conséquent, pourra-t-il rester objectif sur le dossier ?




Cette promesse de vente est une étape supplémentaire vers la concrétisation du projet immobilier dans le centre avec toutes les conséquences néfastes liées. La transformation du centre des Contamines est enclenchée et sera irréversible. Avec cette barre d’immeubles, nous craignons que notre village perde son charme.  Gardons précieusement les images que nous avons vues la semaine dernière dans l’émission « Midi en France », bientôt elles feront partie du passé. Si le choix a été fait d’installer le plateau de cette émission sur la place centrale entre la fontaine et le chalet podium, c’est que la vue environnante permettait d’obtenir de belles images sur le Mont Joly enneigé. Ces images  ne seront bientôt plus réalisables. 




Cette émission a été une belle vitrine pour notre station, on peut remercier les personnes qui ont accepté d'y participer même si on peut avoir quelques regrets. A la place d’un reportage sur les poêles Téfal à Rumilly, nous aurions largement préféré un sujet plus local. Les possibilités étaient multiples : les jeunes agriculteurs du village, les activités de biathlon ou de cascade de glace, des images du jardin Samivel, une évocation de la tradition des contre-fiches sur les anciennes fermes ou sur la vie d’Alexis Bouvard, un reportage sur le télémark ou sur les jeunes du ski-club, une présentation du projet handi-ski de Jean Cuidet,… Il est dommage que notre village n’ait pas été mis en valeur dans toute sa diversité. Des choix ont été faits pour présenter certains aspects de la vie locale et même s'il est difficile de satisfaire tout le monde, ils ont été assez réducteurs. 




Le conseil s’est terminé avec une dernière délibération d’urbanisme. La commune a vendu du terrain situé dans la ZAC du Plane. Face aux projets à cet endroit, des personnes inquiètes de voir construire des immeubles à proximité de leurs propriétés ont souhaité acquérir du terrain pour assurer leur tranquillité et la pérennité des vues environnantes.  Il s’agit de parcelles non constructibles vendues au prix de 150 euros le m². A ce prix-là, la commune n’a pas hésité une seconde…

Pour terminer cet article, nous ne pouvons ignorer les différentes remarques acerbes du maire dont nous avons fait les frais pendant ce conseil suite à quelques-unes de nos interventions, le plus souvent pour demander des explications. Cela a commencé par « Vous ignorez à peu près tout de la chose publique ». Nous apprécions le « à peu près » que le maire a bien voulu nous accorder. Quelques minutes plus tard, le premier édile n’a pas hésité à ajouter «  Vous continuez à piétiner la mélasse dans laquelle vous vous vautrez en disant n’importe quoi ». Belle métaphore !!! Mais est-ce ainsi qu’un premier magistrat  doit s’adresser aux représentants de l’opposition municipale lors d’un conseil ?  




Et ce n’est pas tout. Un peu plus tard, Etienne Jacquet a dit à notre sujet que « quand on ne s’y connait rien, on ferait mieux de se taire » et dans la même idée sans doute, il a ajouté suite à une question sur les taux d’intérêt «en calcul mental, comme dans d’autres choses, il y a des leçons à vous donner ». La cerise sur le gâteau est arrivée juste après. Suite à des explications du maire sur les subventions sollicitées pour le projet de maison du Tour du Mont-Blanc, Lydie a pris  la parole. Elle a débuté son intervention en disant « Je n’ai pas bien compris vos explications sur les finances… ». A cela le maire n’a pas hésité à répliquer « ça ne m’étonne pas !!! ». Une personne du public a laissé échapper un « quel goujat !!!»  Nous pourrions qualifier cela par tellement d’autres mots mais chacun se fera son opinion pour juger ce type de comportement.

En réunion du conseil, nous pouvons aborder certains sujets, et demander des éclaircissements. C’est la moindre des choses pour voter en notre âme et conscience des délibérations qui peuvent être extrêmement impactantes pour l’avenir du village. D’ailleurs, nous ne votons pas toujours de la même façon l’un et l’autre, contrairement aux autres conseillers qui ne soulèvent jamais la moindre objection ni remarque. Sans doute sont-ils parfaitement au fait de chaque détail. Nous ne parlons que des choix politiques, à aucun moment, nous ne mettons en cause l’intégrité intellectuelle des autres conseillers. Pourtant le maire ne se gêne pas pour tenir des propos méprisants envers nos personnes. Ces paroles violentes et insultantes à notre encontre ne sont pas apparues lors de ce conseil. Cela fait 4 ans que nous les subissons, pour entendre ensuite cette personne se victimiser en nous accusant entre autres choses d’instrumentaliser les habitants du village (cf / lettre du maire).  Cette violence verbale n’est pas l’apanage des conseils municipaux, nombreux sont ceux qui en souffrent en silence quotidiennement. 

On dit souvent que l’impact d’une insulte est égale à l’importance que l’on accorde à cette personne. Toutes ces remarques désobligeantes ont peu d’impact sur nous et sont loin de nous déstabiliser. Au contraire, elles nous confortent dans notre action lors des conseils et dans ce blog. Elles démontrent que le maire et son équipe sont de moins en moins sereins face aux problèmes qu’ils doivent gérer. Les insultes sont toujours utilisées quand les réponses, les explications et les arguments ont disparu.



Rendez-vous le 1er Mars pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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