jeudi 15 février 2018

Encore un conseil animé

Nous reprenons notre compte-rendu du conseil municipal du 12 décembre. Après avoir évoqué les délibérations liées aux finances de la commune, il nous reste à traiter quelques points.

Comme à chaque début de saison d’hiver, les tarifs de secours sur piste doivent être approuvés par le conseil municipal. La liste reprend tous les différents types d’évacuations,  des petits soins en bas de piste facturés 67 euros à l’évacuation par hélicoptère vers Annecy ou Genève au tarif horaire de 1 980 euros. Toutes ces dépenses sont payées par la commune aux différents prestataires (ambulances Perrollaz, Chamonix Mont-Blanc hélicoptère,…) puis sont refacturés à la personne secourue. 




Ce vote des tarifs de secours sur piste nous rappelle que notre commune dispose d’un cabinet médical flambant neuf et désespérément vide. La recherche d’un médecin semble avoir été mise de côté par l’équipe municipale et rangée en bas de la liste des priorités. Nous sommes conscients qu’il est difficile de trouver des professionnels de santé prêts à s’installer dans une station mais cela est loin d’être impossible. Pour preuve, le 18 janvier la maison de Santé des Houches a été inaugurée. Trois médecins généralistes et deux infirmiers officieront dans ce nouveau bâtiment d’une grandeur de 200 mètres carré. La commune de Morillon vient aussi de trouver un médecin généraliste. Pendant ce temps-là, tous les blessés sur les pistes des Contamines sont évacués au mieux à Saint Gervais, sinon aux urgences de Sallanches. Notre cabinet médical sert de salle de repos aux ambulanciers qui profitent des lieux tout neuf, jamais servis, du chauffage, de l’eau à titre gracieux sans aucune convention. Y en a qui sont bien vus…




La délibération suivante concerne les navettes pour l’hiver et l’été. Un marché a été signé pour 3 ans avec l’entreprise Mont-Blanc Bus.  Les membres de l’équipe municipale nous ont assurés qu’aucune modification n’avait été faite par rapport à l’an dernier (circuits, horaires,…). Ils nous ont confirmé que les navettes étaient maintenant officiellement gratuites. Enfin une bonne décision !!! Il faut dire que ce tarif de 2 euros voté mais jamais appliqué était ridicule. Mais on peut regretter que les dysfonctionnements et les anomalies signalés l’an dernier aient été reproduits. Ainsi par exemple, une personne habitant à la Frasse désirant se rendre aux télécabines du Lay ou de la Gorge a uniquement 2 choix : 8h45 ou 12h45. Et pour remonter à la Frasse, il n’y a qu’une seule possibilité à 18h15, de quoi décourager ceux qui seraient prêts à utiliser ce transport en commun. Pire encore, une navette démarre du sommet de la Frasse à 12h45. Mais juste avant,  elle y monte à vide sans transporter des éventuels usagers. Les personnes qui descendent à pied au centre du village dans la matinée ne peuvent pas espérer l’emprunter pour remonter. Ils doivent attendre 18h. 




Où est la logique ? Pourtant bon nombre d’usagers s'en plaint. Mais cela reste lettre morte: le « grand chef » des Contamines ne souhaite pas s’y intéresser, donc personne n’ose apporter une modification qui pourrait satisfaire la clientèle. Et là, on ne parle pas de navettes moins polluantes, qui pour une commune dont le maire est chargé de la santé et de l’environnement à la ComCom auraient dû être une priorité. Mais quand on lance un appel d’offre en décembre pour décembre, on ne peut être trop regardant sur la qualité.




La dernière partie a été consacrée à des questions d’urbanisme, notamment pour le projet immobilier du centre. Le permis de construire a été accordé le 14 décembre. En parallèle, diverses procédures administratives ont été déclenchées. La première étape est la vente des parcelles au promoteur. Une promesse de vente doit être signée entre la commune et la SCI « Contamines place du village ». Le prix de la vente a été fixé à 1 600 000 euros  HT (1 920 000 euros TTC).  Le programme immobilier comprend un hôtel, une résidence de tourisme, un parking et des commerces pour une surface de plancher de 6 953 m². Cela donne un prix de 276 euros (TTC) le m² de surface de plancher.

Il y a quelques années, la précédente municipalité avait travaillé sur un aménagement du centre et elle projetait de vendre elle aussi ces parcelles. Avant cela, elle avait demandé une estimation au Domaine. Les collectivités territoriales sont tenues de consulter le Domaine pour  connaître la valeur vénale ou locative d’un bien préalablement à la réalisation de leurs opérations immobilières. En 2013, les services fiscaux avaient estimé le prix du mètre carré de surface de plancher à 600 euros. A ce prix-là, la vente actuelle  de ces parcelles rapporterait  4 172 000 euros, soit plus du double que le prix demandé aujourd’hui. Face à cette grande différence de prix, on ne peut que se poser des questions. Qui sont les gagnants dans cette opération ? Les  perdants, en tout cas, semblent être les contribuables des Contamines. 




Avant de pouvoir vendre ces terrains, la commune doit les faire passer du « domaine public » au «domaine privé ». Le parking et sa voie d’accès sont classés dans le domaine public. Ils doivent passer dans le domaine privé pour pouvoir être vendus. D’où la procédure de déclassement et l’enquête publique liée qui s’est finie le 12 février.  Dans la passé, une telle procédure réclamait la désaffection des parcelles concernées : pendant plusieurs mois, l’utilisation de ces terrains était interdite. Ainsi par exemple, une partie du parking en face de la Cressoua avait dû être clôturée pendant quelques mois. En décembre 2016, une loi a été votée, ces interdictions d’utilisation ne sont plus nécessaires. Sans cette loi, l’accès au parking du centre aurait dû être fermé tout l’hiver. Nous avons échappé à une situation bien compliquée. Mais cela n’est que partie remise, car quand les travaux débuteront, le stationnement dans le centre deviendra un véritable problème et cela perdurera au-delà du temps des travaux.




Ce déclassement concerne aussi le bâtiment de la boucherie qui doit être vendu avant sa destruction. Lors de son achat, la commune avait bénéficié d’aides financières du FISAC (Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce) car ce rachat permettait de conserver un commerce de proximité dans le village. La condition de cette aide était que le commerce reste ouvert pendant un certain nombre d’années. Mais la boucherie est fermée depuis l’été 2016 et on ne sait pas quels commerces seront créés dans les 4 espaces prévus. Ce que l’on sait, de la bouche même du premier édile, c’est que la commune ne pourra rien imposer en termes de choix de commerces… Face à cela, le FISAC ne risque-t-il pas d’exiger le remboursement des aides versées ? Outre ces considérations financières, on ne peut que déplorer la disparition de ce service aux touristes mais aussi aux habitants du village tout au long de l’année. 




L’enquête publique liée au déclassement de ces biens communaux s’est terminée le 12 février. On peut regretter que la période n’est inclue que 3 jours de vacances scolaires. Avec ces dates, il était difficile pour les habitants non permanents d’être informés de l’enquête et d’y participer.  Nous nous faisons peu d’illusions sur les conclusions qui seront données par le commissaire enquêteur. Nous avons appris que celui avait été choisi directement par le maire et qu'il n’a pas hésité à se présenter comme un ami de celui-ci à diverses occasions. Par conséquent, pourra-t-il rester objectif sur le dossier ?




Cette promesse de vente est une étape supplémentaire vers la concrétisation du projet immobilier dans le centre avec toutes les conséquences néfastes liées. La transformation du centre des Contamines est enclenchée et sera irréversible. Avec cette barre d’immeubles, nous craignons que notre village perde son charme.  Gardons précieusement les images que nous avons vues la semaine dernière dans l’émission « Midi en France », bientôt elles feront partie du passé. Si le choix a été fait d’installer le plateau de cette émission sur la place centrale entre la fontaine et le chalet podium, c’est que la vue environnante permettait d’obtenir de belles images sur le Mont Joly enneigé. Ces images  ne seront bientôt plus réalisables. 




Cette émission a été une belle vitrine pour notre station, on peut remercier les personnes qui ont accepté d'y participer même si on peut avoir quelques regrets. A la place d’un reportage sur les poêles Téfal à Rumilly, nous aurions largement préféré un sujet plus local. Les possibilités étaient multiples : les jeunes agriculteurs du village, les activités de biathlon ou de cascade de glace, des images du jardin Samivel, une évocation de la tradition des contre-fiches sur les anciennes fermes ou sur la vie d’Alexis Bouvard, un reportage sur le télémark ou sur les jeunes du ski-club, une présentation du projet handi-ski de Jean Cuidet,… Il est dommage que notre village n’ait pas été mis en valeur dans toute sa diversité. Des choix ont été faits pour présenter certains aspects de la vie locale et même s'il est difficile de satisfaire tout le monde, ils ont été assez réducteurs. 




Le conseil s’est terminé avec une dernière délibération d’urbanisme. La commune a vendu du terrain situé dans la ZAC du Plane. Face aux projets à cet endroit, des personnes inquiètes de voir construire des immeubles à proximité de leurs propriétés ont souhaité acquérir du terrain pour assurer leur tranquillité et la pérennité des vues environnantes.  Il s’agit de parcelles non constructibles vendues au prix de 150 euros le m². A ce prix-là, la commune n’a pas hésité une seconde…

Pour terminer cet article, nous ne pouvons ignorer les différentes remarques acerbes du maire dont nous avons fait les frais pendant ce conseil suite à quelques-unes de nos interventions, le plus souvent pour demander des explications. Cela a commencé par « Vous ignorez à peu près tout de la chose publique ». Nous apprécions le « à peu près » que le maire a bien voulu nous accorder. Quelques minutes plus tard, le premier édile n’a pas hésité à ajouter «  Vous continuez à piétiner la mélasse dans laquelle vous vous vautrez en disant n’importe quoi ». Belle métaphore !!! Mais est-ce ainsi qu’un premier magistrat  doit s’adresser aux représentants de l’opposition municipale lors d’un conseil ?  




Et ce n’est pas tout. Un peu plus tard, Etienne Jacquet a dit à notre sujet que « quand on ne s’y connait rien, on ferait mieux de se taire » et dans la même idée sans doute, il a ajouté suite à une question sur les taux d’intérêt «en calcul mental, comme dans d’autres choses, il y a des leçons à vous donner ». La cerise sur le gâteau est arrivée juste après. Suite à des explications du maire sur les subventions sollicitées pour le projet de maison du Tour du Mont-Blanc, Lydie a pris  la parole. Elle a débuté son intervention en disant « Je n’ai pas bien compris vos explications sur les finances… ». A cela le maire n’a pas hésité à répliquer « ça ne m’étonne pas !!! ». Une personne du public a laissé échapper un « quel goujat !!!»  Nous pourrions qualifier cela par tellement d’autres mots mais chacun se fera son opinion pour juger ce type de comportement.

En réunion du conseil, nous pouvons aborder certains sujets, et demander des éclaircissements. C’est la moindre des choses pour voter en notre âme et conscience des délibérations qui peuvent être extrêmement impactantes pour l’avenir du village. D’ailleurs, nous ne votons pas toujours de la même façon l’un et l’autre, contrairement aux autres conseillers qui ne soulèvent jamais la moindre objection ni remarque. Sans doute sont-ils parfaitement au fait de chaque détail. Nous ne parlons que des choix politiques, à aucun moment, nous ne mettons en cause l’intégrité intellectuelle des autres conseillers. Pourtant le maire ne se gêne pas pour tenir des propos méprisants envers nos personnes. Ces paroles violentes et insultantes à notre encontre ne sont pas apparues lors de ce conseil. Cela fait 4 ans que nous les subissons, pour entendre ensuite cette personne se victimiser en nous accusant entre autres choses d’instrumentaliser les habitants du village (cf / lettre du maire).  Cette violence verbale n’est pas l’apanage des conseils municipaux, nombreux sont ceux qui en souffrent en silence quotidiennement. 

On dit souvent que l’impact d’une insulte est égale à l’importance que l’on accorde à cette personne. Toutes ces remarques désobligeantes ont peu d’impact sur nous et sont loin de nous déstabiliser. Au contraire, elles nous confortent dans notre action lors des conseils et dans ce blog. Elles démontrent que le maire et son équipe sont de moins en moins sereins face aux problèmes qu’ils doivent gérer. Les insultes sont toujours utilisées quand les réponses, les explications et les arguments ont disparu.



Rendez-vous le 1er Mars pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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jeudi 1 février 2018

Les finances malmenées

Nous repartons quelques semaines en arrière pour relater le conseil municipal du 12 décembre que nous n’avons pas encore évoqué dans ce blog. Plusieurs délibérations devant être prises avant le 31 décembre,  le programme était relativement chargé et chose exceptionnelle, le conseil a duré 1h15.

La réunion a débuté avec l’annonce de décisions du maire sur des sujets qui ne nécessitent pas une délibération. Coïncidence, ce sont 2 conventions d’occupation du domaine public pour des lieux de restaurations. D’une part, l’autorisation a été donnée  à 2 food-trucks de s’installer sur le parking du ski de fond, à côté du chalet nordique pour une durée de 4 mois. La convention fixe les conditions financières de ces occupations.




D’autre part, une même convention a été signée entre la mairie et des personnes pour  le restaurant du parc. Lors du précédent conseil municipal, nous avions appris que ce lieu était maintenant disponible après la décision prise par l’EPIC de se désengager de cette activité. Il restait peu de temps pour trouver un nouvel occupant avant l’hiver mais il nous avait été annoncé que de nombreux candidats étaient intéressés par la reprise de ce restaurant. Il nous semblait important que l’ouverture puisse se faire dès le mois de décembre. 




Aussi nous avons été ravis de voir que ce sujet revenait d’actualité mais quand même très étonnés que cela passe par une occupation du domaine public et non pas, comme par le passé, par une délégation de service public. Cela obligeait le conseil municipal à voter les tarifs des différents plats et boissons servis mais la convention signée entre la commune et le restaurateur reprenait une série de points à respecter par les 2 parties et était entérinée par un vote du conseil.  Pour cette occupation du domaine public, seul le maire a décidé entre les 2 candidats qui se sont fait connaitre. Une commission spéciale DSP avait été créée au sein du conseil avec une cabale contre les membres de l’opposition qui avaient osé se présenter pour y siéger. Finalement, quand on voit que cette commission est reléguée à moins que rien, nous ne regrettons pas d’avoir été évincés par un tour de passe-passe du DGS qui avait trouvé que l’âge primait en cas d’égalité.
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Cette convention est très réduite par rapport à celles signées dans le passé. Un nombre important de contraintes a été supprimé sans doute pour ne pas renouveler le précédent appel à la concurrence auquel aucun candidat n’avait répondu. Ici il n’est plus question d’obligation d’investissements par le restaurateur, mais uniquement de l’entretien basique des lieux. Précédemment, le maire insistait avec véhémence sur les heures et les dates d’ouverture, mais là,…. il n’en est plus question. Cette fois, il n’y a aucune obligation d’ouverture ni en saison, ni hors saison. On passe d’une quasi ingérence de la mairie dans la gestion d’un commerce à une liberté jusqu'alors inconnue depuis 2014. Beaucoup ont été surpris de voir ce restaurant fermé en pleine période de vacances scolaires, début janvier. Désormais ce sujet ne regarde plus le conseil municipal. Encore une manière de se décharger des obligations communales. Cette convention est signée pour 5 ans. Ce sujet ne reviendra donc plus à l’ordre du jour du conseil municipal. 



Parmi les premières délibérations, nous avons retrouvé le restaurant du parc. Un budget spécifique avait été créé quand l’EPIC avait repris la gestion de cet établissement. Ceci étant maintenant fini, ce budget n’a plus lieu d’être et il doit donc être supprimé. Nous n’avons pas pu savoir quels étaient les montants disponibles sur ce compte, ni même si les résultats étaient déficitaires ou excédentaires. Tout ce qui touche l’EPIC reste décidément  très obscur…

La délibération suivante visait à faire des ajustements dans les comptes de la commune. En fin d’année, certains postes ont besoin de rallonges budgétaires pour pouvoir couvrir les dépenses non prévues. Et là il a fallu trouver 90 000 euros pour payer ces imprévus du côté du budget de fonctionnement. Dans ce cas, ce sont les dépenses d’investissement qui trinquent. L’essentiel de la somme a été prise dans la ligne « installation de voirie ». Comme nous n’avions eu aucun détail lors du vote du budget en avril, il est difficile de dire ce qui se cache derrière ce libellé mais l’état des routes dans notre village semble démontrer que l’argent qui devait y être investi ne l’a pas été… Un point reste gênant pour cette écriture comptable. Lors du vote du budget, 50 000 euros avaient été alloués à cette rubrique « Installation de voirie ». Et aujourd’hui, cette rubrique est débitée de 90 100 euros. Comment peut-on retirer 90 000 euros de 50 000 euros. La façon dont l’équipe municipale gère le budget communal nous surprendra toujours.



Autres travaux annoncés pour 2017 : la réparation du toit du presbytère. Mais ceux-ci ne sont pas prêts de se concrétiser. On en est seulement à l’étape de la demande des subventions. Le budget total se monte à 166 000 euros. Des subventions sont sollicitées auprès de divers organismes pour plus de 120 000 euros.  Ensuite il faudra que ces subventions soient étudiées par ces différentes structures. Si toutes les réponses sont positives, il faudra alors chercher des entreprises. Que se passera-t-il si seulement une partie des subventions est accordée ? En chercher d’autres ? La bâche installée l’an dernier sur le toit risque d’y rester un long moment. Sauf si le vent ne l’emporte comme tout récemment.




Autres subventions sollicitées : celles pour le projet de maison du Tour du Mont-Blanc à Notre-Dame de la Gorge. Le budget total est cette fois de 1 665 000 euros.  L’équipe municipale espère obtenir 935 000 euros de subventions.  Il restera alors 730 000 à trouver dans les finances de la commune.  Ces sommes nous semblent énormes pour un projet dont nous ne connaissons pas grand chose. La présentation qui nous a été donnée indique que cela comprend la transformation de l’ancienne gare EDF et les travaux d’aménagement des parkings qui l’entourent. N’oublions pas que le bâtiment mis à neuf sera restitué à EDF dans 38 ans. 

A cela, est ajoutée « la création d’ouvertures visuelles dans l’espace boisée pour retrouver des perspectives et donner de l’épaisseur au paysage proche ». Encore des phrases qui ne veulent pas dire grand chose concrètement. Vu la configuration de cet endroit (forêts abruptes des 2 côtés), on voit difficilement quelles ouvertures visuelles vont pouvoir être créées.  D’un côté il est expliqué qu’il faut faire des ouvertures dans l’espace boisé, et d’un autre, on expliquait dans le PLU qu’il est indispensable de planter des arbres dans le cadre de l’aménagement des parkings. Où est la logique dans tout cela … ?  Et plutôt que d’aller créer des « ouvertures visuelles » au fond de la vallée, il nous semblerait plus judicieux de préserver celles qui existent et qui font la beauté de notre village et ne pas les condamner avec des barres d’immeubles de 21 mètres de haut.




Enfin cette partie des délibérations concernant les finances de la commune s’est terminée par 2 points liés à l’EPIC : les tarifs pour l’hiver 2018 et la subvention 2018. Le 12 décembre, ce n’est pas trop tôt pour voter les tarifs de la saison d’hiver, qui d’ailleurs sont déjà imprimés et distribués depuis longtemps. Mais cette année, il y a quand même du progrès, les tarifs de la garderie sont passés en conseil pendant l’été.  6 mois d’avance, à peine croyable !!!

Avant de passer au vote nous avons fait remarquer que nous ne voyions pas indiqué celui du  pass loisirs hiver. Les membres de l’équipe municipale ont semblé découvrir l’existence d’un tel pass. Heureusement que certains font partie du conseil d’administration de l’EPIC.... Ce pass loisirs existait l’hiver dernier, pour 29 euros il donnait un accès illimité à la patinoire et au mur d’escalade de l’UCPA pour une semaine et une journée découverte du ski nordique. Nous avons appris quelques jours plus tard à la réunion publique organisée par l’EPIC que ce pass avait été supprimé. Idem pour la carte d’hôtes qui permettait aux propriétaires payant la taxe de séjour d’offrir des avantages à leurs locataires. Ils continuent à payer la taxe de séjour, mais ils ne reçoivent plus rien en retour. Et hop ! Tu l’as eu, tu l’as plus…




Nous avons enchaîné avec le vote de la subvention annuelle de l’EPIC. Pour 2017, elle s’élevait à 1.5 million d’euros et 400 000 euros avaient dû être ajoutés en cours d’exercice suite à l’apparition des fameux "problèmes de TVA". Pour 2018, la subvention est de 1.7 millions. Le maire a expliqué que les 200 000 euros supplémentaires par rapport à l'an dernier sont liés eux aussi à cette histoire de TVA. Le fameux déficit n’est donc pas de 400 000 mais de 600 000 euros. Cela devient abyssal. Et on peut se demander si cela n’est pas que la partie visible de l’iceberg. 




Comme le vote de la subvention est l’unique moment dans l’année où le sujet de l’EPIC est évoqué en conseil municipal, nous en avons profité pour poser les questions que beaucoup se posent dans le village. Le maire a eu beau répéter que nous étions en conseil municipal et non pas au conseil d’administration de l’EPIC, nous avons pu obtenir les réponses à nos questions. Quelle est la situation actuelle de Christophe Gernigon ? Il est encore directeur de l’EPIC mais sa suspension administrative de 4 mois a été prolongée de 6 mois. 10 mois de suspension !!! Qu’a–t-il bien pu faire pour mériter tout cela ? Le maire a expliqué que cette suspension fait suite à des manquements sur les comptes de TVA. Elle l’amène donc tranquillement jusqu’à la fin de son contrat : avril 2018. Il est facile de plomber les comptes publics aux Contamines, cela n'est-il pas une faute assez grave pour mériter un licenciement ? Au vue des faits reprochés, la sanction décidée par le maire qui est le président de l’EPIC et les conseillers membres du conseil d’administration est très clémente. Les contaminards qui vont devoir rembourser la gestion désastreuse des Contamines Tourisme grincent des dents.




En juillet, le premier magistrat nous avait clairement expliqué que toutes ces dettes fiscales étaient dues à des problèmes de compétence professionnelle du Trésor Public et notamment de la contrôleuse qui ne savait rien. Le DGS avait conclu cet exposé en ajoutant qu’ il y avait "un vrai problème dans la qualité du travail du Trésor Public ". (Cf notre article Le scandale des 400 000 euros du 1er aout 2017). Nous avons fait remarquer cet immense décalage entre les explications données en juillet et celles de décembre. « Vous confondez » a osé répondre le maire n’hésitant pas à ajouter « J’avais bien  dit que c’était le rôle du Directeur de provisionner de telle sommes ». Face à ces inventions, le public présent ce 12 décembre et dont la plupart des personnes était aussi présentes en juillet n’a pu que réagir et … rire jaune. Et nous aussi. 




Christophe Gernigon étant suspendu pour encore plusieurs mois encore, le maire a précisé que la directrice par intérim était Mme Roger, la conjointe du DGS. Nous l’avons interrogé sur les compétences de cette dernière en matière de tourisme, et sur ses expériences précédentes en office de tourisme. Il faut croire qu’elles sont nulles car la réponse obtenue nous a plutôt inquiétés : « Elle a travaillé longtemps dans l’administration publique, et pour gérer une administration publique elle est la plus à même aujourd’hui. ». L’Office de Tourisme des Contamines est donc considéré comme une administration publique et gérée comme telle. Cela explique bien des choses…. 




Le conseil s’est poursuivi avec des délibérations liées à l’urbanisme. Nous évoquerons tout cela dans un prochain article. 


Du 26 janvier au 12 février, une enquête d’utilité publique est organisée. Elle concerne le déclassement de la boucherie et du parking de la place en vue de la vente de ces terrains aux promoteurs du projet immobilier. Nous vous invitons à aller déposer vos remarques dans les registres mis à disposition ou à rencontrer le commissaire enquêteur. La troisième enquête publique sur le même sujet en un an : les contaminards vont devenir des experts de cette procédure !!! 

Rendez-vous le 15 février pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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lundi 15 janvier 2018

Centre : le miroir aux alouettes

Le 14 décembre 2017, le permis de construire du projet immobilier dans le centre a été accordé par la commune. Cette date vient s’ajouter à toutes les précédentes qui ont marqué ce dossier rocambolesque. 




Rappel :
  • Courant 2015 : un appel à projet est lancé par la municipalité pour trouver des opérateurs  prêts à investir pour créer un ensemble immobilier au cœur de notre village
  • Fin 2015 : 3 candidats sont retenus
  • Avril 2016 : présentation orale des 3 projets
  • 1er juin 2016 : Quanim Escrim annonce sur internet avoir remporté l’appel à projet
  • 7 juin 2016 : le jury se réunit pour choisir le lauréat
  • 21 juin 2016 : le conseil entérine la décision. L’appel à projet est remporté, quelle surprise, par … Quanim Escrim
  • 1er décembre 2016 : Quanim Escrim dépose un permis de construire
  • 7 décembre 2016 : début de l’enquête publique pour la modification du POS dans le centre
  • Mars 2017 : le commissaire enquêteur émet un avis défavorable à cette modification
  • Avril 2017 : Quanim Escrim retire son permis de construire
  • Juin 2017 : réunion publique de présentation du projet immobilier
  • 21 juillet 2017 : Quanim Escrim dépose un nouveau permis de construire
  • 9 novembre 2017 : le nouveau PLU est adopté, création de la zone UH1
  • 14 décembre 2017 : permis accordé.


Fin décembre, nous nous sommes rendus en mairie pour consulter le dossier complet rassemblant toutes les pièces de ce projet. Enfin nous pouvions savoir à quoi allait ressembler ce projet immobilier. Et nous n’avons pas été déçus !!! Malheureusement. Le plan où sont représentées les 2 façades principale résume bien le projet : un bloc massif dont le but est de remplir au maximum la surface disponible. Pas un seul espace de respiration, ni pour les yeux, ni pour la nature : du bétonnage jusqu’aux limites !


La façade coté place et la façade côté parking


Notre premier point à examiner était la hauteur prévue des immeubles. La zone UH1 autorise de s’élever à 21 mètres. Et bien, les immeubles monteront effectivement jusqu’à 21 mètres, du côté du parking. Il ne faut pas perdre le moindre centimètre. Du côté de la place, les plans indiquent 16 m 44. Pourtant dans le hors-série distribué à grand frais par la mairie cet été, il était indiqué « Un choix de limitation des hauteurs côté place à 15m 66 au plus haut point ». L’immeuble a grandi de 80 cm en 6 mois !!! Décidément on ne peut pas faire confiance aux écrits de cette équipe municipale.


Extrait Hors série Centre


Dans les plans.

Et ce n’est pas le seul changement important : il était noté dans le document paru cet été « 4 commerces représentant une surface commerciale de 470 m² ». Et non, c’est totalement faux. Sur les plans on trouve la surface précise de chaque commerce. La somme ne fait pas 470 mais seulement 355m². 115m² de différence, ce n’est pas rien. Il faut dire que l’un des 4 locaux ne mesure que 16m². Et oui 4m sur 4m. Quelle activité commerciale peut se contenter de 16 m² ?






Un hôtel de 30 chambres était annoncé. On a vérifié : les 30 chambres sont là. Elles font à peu près 24 m² chacune et se répartissent entre le niveau -1 (avec vue magnifique sur le parking) et le 3ème étage. Certaines chambres auront les bureaux de l’ESF comme vis-à-vis très proche ou le muret de soutien de la place (sous le sapin)…. Jolie vue… Nous avons été très étonnés de découvrir 5 chambres au rez-de-chaussée, en face de l’entrée. Cet hôtel ne comprend pas de restaurant (il ne faut sans doute pas concurrencer ceux qui existent…) ni même la moindre salle de réception, ni salon pour la clientèle. Où seront servis les petits déjeuners ? A la Bérangère ? Il y a bien une salle dans la résidence de tourisme juste à côté mais l’accès ressemble à un labyrinthe. De même, l’accès à la piscine et au centre de soin semble très compliqué depuis les chambres d’hôtel. Verrons-nous des personnes en peignoir sur la place du village ?


Jeu du labyrinthe : comment passer des chambres au salon ?

Tout cela est étonnant si l'on considère que le projet prévoit la réalisation d'un hôtel classé 4 étoiles. La clientèle habituée à ce standing risque d’être perturbée.  Cet établissement sera-t-il réellement classé dans cette catégorie ? On peut se poser la question. Nous avons parcourus les documents du dossier, nous n’avons trouvé aucune mention des 4 étoiles à part sur le croquis de la façade de l’hôtel. En revanche, sur l’attestation de contrôle technique / « prise en compte au stade de la conception des règles parasismiques », il est noté « Résidence de tourisme avec hôtel 3 étoiles et commerces ».  Cela n’est pas très clair…

Passons à la résidence de tourisme. On trouve les 72 appartements annoncés. Ils se décomposent en 2 T1, 4 T2, 62 T3, 2 T4 et 2 T5 qui s’étalent entre le niveau -1 et le 4ème étage. Tous disposent d’un balcon avec une vue sur la montagne ou … directement sur les autres appartements. Ce projet immobilier, basé sur la volonté de privilégier  la quantité et non la qualité, se distingue par un nombre important d’appartements en vis-à-vis. La palme revient aux appartements situés au Nord Est du bâtiment B. D’un côté, les occupants auront une vue sur l’appartement du bâtiment A situé à 6,5 mètres du leur et de l’autre, l’appartement du bâtiment C à 7m. Cette proximité aura au moins l’avantage de créer des liens ! Et c'est identique sur les 4 étages. Et pour  améliorer le confort, ces personnes pourront profiter de la vue sur les voitures qui défileront pour se rendre juste en dessous, au parking. Sans oublier de l’autre côté, les piétons se dirigeant vers le chemin du Cruey.  




De plus, depuis ces appartements, il faudra se passer de la vue sur les montagnes. Quant à l’ensoleillement, il sera inexistant. Le dossier contient une représentation des immeubles vue depuis l’église. Le bâtiment B semble complètement caché du soleil.  Les Contamines, grise mine pour ceux qui seront logés là !!! Il ne faut pas oublier que ces 72 appartements doivent être vendus à des particuliers qui mettront leur bien en location pendant 20 ans puis pourront le récupérer. On peut aisément penser que ces appartements en vis-à-vis auront du mal à trouver des acquéreurs.


On voit à peine le bâtiment B derrière le bâtiment C. Que verrons les occupants de ces appartements ?

Fin décembre, des affiches sont apparues sur les vitrines de certains commerces pour soutenir ce projet. Le « Nous, commerçants et socio professionnels des Contamines-Montjoie » semble bien présomptueux. Que représente ce « nous » ? Pas grand monde si on se fie aux 4 ou 5 affiches placardées ici et là.  Ce document présente ce projet d’une manière bien particulière. Le but est clairement de manipuler l’information.

Du côté des illustrations, la représentation du projet immobilier est presque risible. Ainsi l’hôtel avec ces 4 niveaux semble à peine plus haut que la mairie. 2 étages de l’hôtel mesurent autant qu’un étage de la mairie. Nous ne connaissons pas la hauteur exacte de l’hôtel de ville, mais avec son rez-de-chaussée et les 2 étages, elle doit atteindre environ 10 ou 11 mètres. L’hôtel mesurera environ 15 mètres.  Le message est clair : les gens doivent absolument  croire que l’immeuble ne sera pas très haut et ne cachera pas le Mont Joly. Mais pour ressortir comme le montre le dessin, il faudrait que celui-ci gagne 1 000 mètres d’altitude et soit presqu’aussi haut que les Dômes de Miage. 




Le texte est du même acabit. Tout est enjolivé pour faire rêver des personnes crédules. Près de 500 lits chauds ouverts à l’année sont annoncés. 458 lits pour être précis et à l’année, sans doute pas. La convention signée entre la commune et le promoteur précise que l’hôtel et la résidence seront ouverts au public au minimum aux mêmes dates que celles du domaine skiable en hiver et du 15 juin au 15 septembre en été. Cela fait 210 jours par an. Rien ne garantit que ces établissements soient ouverts plus longtemps dans l’année.

En dessous, il est indiqué que cela représente 90 000 nuitées par an. D’où sort ce chiffre ? Nous avons fait un petit calcul. 90 000 nuitées sur 210 jours, cela donne 428 personnes par jour. Pour atteindre ces 90 000 nuitées, il faudra donc que chaque jour de décembre à avril et du 15 juin au 15 septembre, les 2 établissements soient quasiment complets. Et quand on dit complet, c’est vraiment complet : 10 personnes dans les T5, 8 dans les T4 et 6 dans les T3. Cela veut dire tous les couchages occupés (chambres + salon). Nous ne savons pas quelle est l’occupation moyenne des résidences de tourisme, mais ce chiffre de 90 000 semble pour le moins difficile à atteindre. Il s’agit du nombre lié à la capacité maximum. Quelle sera la réalité ? Du coup, les 10 millions de retombées économiques avancés pour la station semblent bien hasardeux et hypothétiques. On peut toujours espérer de tels résultats mais ces chiffres nous en rappellent d’autres : ceux qui avaient été annoncés lors de la création de l’EPIC par exemple avec une centrale de réservation qui devait voir son chiffre d’affaire augmenter de 30% en 2 ans….





Mais ceux qui ont pondu ces chiffres auraient dû être plus attentifs : ils mettent en lumière un problème majeur de ce projet immobilier : les places de parking. Il est écrit « 119 stationnements couverts et toutes les places de parkings conservées » (les fameuses 72). Si l’hôtel et la résidence sont remplis au maximum pour atteindre les 90 000 nuitées, cela va être une véritable galère dans le centre. Les 8 personnes des T4 ou les 10 personnes des T5 ne rentrent pas dans une voiture. Combien de véhicules seront-ils nécessaires pour les 6 personnes des 62 T3 ? Si l'on ajoute les 30 voitures correspondant aux 30 chambres de l’hôtel, on voit que les 119 places ne suffiront pas pour garer toutes les voitures. Et où iront celles qui ne trouveront pas de place dans le parking couvert ? Logiquement sur les places publiques. 

Si l'on ajoute les véhicules liés aux 20 emplois créés, comme promis sur ces affiches, combien de places restera –t-il réellement pour tous ceux qui souhaiteront stationner dans le centre ? Cela ressemble plus à une promesse de casse-tête qu’à une résolution de problème. Même si les nuitées n’atteignent pas les sommets promis par ces affiches, les places de parking couverts ne répondront pas la demande des occupants de l’hôtel et de la résidence… 




Il résulte de tout cela que le nombre de places de parking est totalement insuffisant pour la capacité de l’hôtel et de la résidence de tourisme et le village sera confronté à un problème de saturation de voiture dans le centre encore plus important et indirectement d'une mise en danger des piétons. Si on nous assure au contraire que le nombre de places de parking répondra aux besoins, cela veut dire que ces établissements seront rarement remplis. Du coup, les retombées pour la station doivent être largement revues à la baisse. C’est le serpent qui se mord la queue…

Pour terminer, on peut s’interroger sur le sérieux de la phrase « une place du centre rénovée accueillante et moderne ». Il faut vraiment être mal informé pour écrire cela. Ce projet immobilier est tout sauf un aménagement du centre. La place en est le symbole. Si on enlève la partie réservée au stationnement des voitures comme on le voit sur le dessin du projet et  l’espace qui sera réservé aux d’entrée et sorties des commerces, de la résidence et de l’hôtel, que restera –t-il ? En tous cas, pas une place rénovée, accueillante et moderne. Au mieux, un passage autour de la fontaine. La place du village n’entre pas dans ce projet immobilier du centre : à aucun moment il n’est question d’investissement pour une nouvelle configuration de celle-ci. 




Pour en savoir plus sur ce projet qui risque malheureusement de changer l’aspect de notre village et pour ne pas se laisser manipuler, il suffit d’aller consulter le dossier en mairie. Ce n’est pas compliqué, tout le monde peut le demander à l’accueil. Les constructions devront correspondre en tout point à ce permis. La réalité est bien différente des croquis trompeurs et des chiffres abracadabrantesques qui ressemblent plus à des brèves de comptoirs qu’au dossier du permis accordé en mairie.



Rendez-vous le  31 janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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Le compteur des visites est, ce lundi 15 Janvier, à 199 897

lundi 1 janvier 2018

Adieu 2017, bonjour 2018

Avant de rentrer totalement dans la nouvelle année, nous jetons un dernier coup d’œil sur 2017, une année encore riche en rebondissements et en surprises du côté de la mairie des Contamines.

Janvier
  • Le Directeur Général des Services a été très gâté par le Père Noël : grand appartement de fonction occupé gratuitement et attribution d’un beau véhicule de fonction utilisable 365 jours par an avec essence et assurance payées par la commune.

  • Pic de pollution dans la vallée de l’Arve : silence étrange du maire des Contamines qui est aussi président de la commission « santé et environnement » de la Communauté de Commune. Ayant  rencontré depuis, Ségolène Royal et Nicolas Hulot, il veut faire croire qu’il est devenu un grand défenseur de la planète.
  • Nouveau cafouillage autour de la taxe de séjour : celle-ci repasse au paiement au réel à partir du 1er janvier 2017. Mais l’EPIC se mélange les pinceaux et réclame aux propriétaires la taxe pour les dernières semaines de décembre. Mais décembre 2016, c’est avant le 1er janvier 2017 : la taxe au réel ne peut pas s’appliquer !!!


Février 
  • Vote des tarifs publics pour 2017. Nous notons que certains sont absents de la liste (espace animation, cabinet médical, certaines terrasses de restaurants…). Après nous avoir affirmé le contraire, l’équipe municipale admet qu’il manque des tarifs et que ceux-ci seront votés lors d’un prochain conseil. Un an après, on attend toujours. 
  • La boucherie est fermée pendant l’hiver 2017. Et elle n’a jamais été ouverte depuis. Quelle en est la raison ? Mystère. Pourtant rien n’empêchait ce service de proximité de proposer des produits à la clientèle. Les vitrines de ce bâtiment communal servent à exposer des tableaux. Un énorme gâchis…


Mars
  • La réorganisation pour ne pas dire « désorganisation » des Services Techniques continue. Une annonce parait pour recruter un adjoint au Directeur des Services Techniques.  Mais finalement aucun nouvel agent n’a été recruté.  Après une incompréhensible mise au placard de plusieurs mois, Yann Roch-Dupland responsable du centre technique quittera son emploi ce 6 janvier 2018. Toute l’organisation des équipes a été revue : création d’un travail en équipes réparties sur l’ensemble de la semaine, séparation du personnel en pôles et suppression du paiement des heures supplémentaires qui doivent être récupérées immédiatement.

  • Enfin un conseil après 3 mois sans réunion. Arrivée d’Alain Dugit comme nouveau conseiller municipal de la majorité.
  • En lisant le compte-rendu du précédent conseil municipal, nous découvrons que des modifications ont été effectuées dans le texte des délibérations votées  fin décembre.  


Avril 
  • Avis défavorable du commissaire enquêteur pour la modification du POS du centre du village après l’enquête publique de fin d’année 2016.


  • Retrait du permis de construire pour le projet immobilier du centre.
  • Vote du budget 2017
  • Présentation finale du futur PLU. 20 hectares de terrains constructibles doivent disparaître. La phase de concertation est zappée : une semaine après la présentation publique, le projet est validé par le conseil municipal. 


Mai  / juin
  • Vote d’une convention entre la commune et la SECMH, une convention revue et modifiée pendant l’été et finalement « re-votée » en novembre.
  • Malgré une avant-saison sous un temps magnifique, l’EPIC Contamines Tourisme semble endormi : réduction des horaires d’ouverture, aucune animation, site internet en sommeil, restaurant du parc de loisirs fermé,…. Le calme avant la tempête….


Juillet 
  • Conseil municipal du 6 juillet. Le maire annonce « On a un problème à l’EPIC ». Et oui, un très gros problème de 400 000 euros. Une erreur de TVA serait à l’origine de ce trou dans les finances. L’équipe municipale met directement en cause les services du Trésor Public.

  • Quelques jours plus tard, nous apprenons sur Radio Mont-Blanc que Christophe Gernigon, directeur de l’EPIC a été suspendu de ses fonctions.
  • Alors que la saison estivale a débuté, des travaux à l’entrée du village sont réalisés.
  • Lancement de l’enquête publique sur le futur PLU.


Août
  • Après un spécial « Centre du village », le maire fait son bilan de mi-mandat dans « La lettre du maire » envoyée à tous les habitants de la commune.  Mais plutôt que de s’intéresser au présent et à l’avenir, ces documents ne semblent avoir été rédigés  que pour critiquer les actions de l’ancienne municipalité et nous accuser, entre autres choses, de mettre en danger l’unité du village. La campagne électorale de 2020 est lancée…

  • Après un 14 juillet sans feu d’artifice,  la fête du 15 août à Notre-Dame touche le fond. Les habituels feux d’artifices sont remplacés par une version en images projetées sur les murs de l’église.  Les caisses de l’EPIC sont vides !!!


Septembre
  • Fin de l’enquête publique pour le PLU.  250 personnes sont venues rencontrer le commissaire enquêteur. 363 observations ont été écrites sur les registres.
  • Permis d’aménagement accordé pour la piste ski roue. Nous découvrons que le tracé de la future piste comprend le chemin du Praz. Celui-ci doit être aménagé et recouvert d’un revêtement pour le passage des skieurs.  Une pétition lancée contre ce projet recueille rapidement plus de 1000 signatures.




Octobre
  • Rapport du commissaire enquêteur : avis favorable pour le PLU avec 3 réserves et 27 recommandations.  Le projet est validé par le conseil municipal. La voie est ouverte pour le projet immobilier du centre qui pourra s’élever jusqu’à 21 mètres, pour la suppression de très nombreuses places de parkings au Pontet, pour la disparition de 20 hectares de terrains constructibles….


  • 3 conseils municipaux après 3 mois sans conseil.
  • Après 10 mois de patience et la saisine de la CADA, nous obtenons enfin les comptes publics de l’EPIC des années 2015 et 2016, comptes consultables par tous. Nous attendons encore ceux de l’année 2017.


Novembre 
  • Travaux dans le Bonnant pour le projet Hydro-électrique
  • Travaux de réseaux électriques dans le parc de loisirs.
  • Installation de panneaux de propagande à travers le village.


Décembre
  • Le permis pour le projet immobilier du centre est accordé le 14 décembre.
  • Nous avons enfin des nouvelles officielles du directeur de l’EPIC Contamines Tourisme. Après 4 mois de mise à pied, sa punition est renouvelée pour 6 mois. Ce qui l’amènera tranquillement à la fin de son contrat. Pendant ce temps-là, l’Office de Tourisme est dirigée par la compagne du DGS.
  • Nous avons reçu enfin des informations sur les comptes 2017 de l’EPIC. En février, cet organisme a contracté un emprunt de 350 000 euros qui s'ajoute à la subvention supplémentaire de 400 000 euros en juillet. Et comme cela ne suffit pas, la subvention pour 2018 a été majorée de 200 000 euros pour atteindre 1 700 000 euros.


  • Le rocambolesque épisode du sapin de Noël  de la place. Un premier est installé. Vu son allure et son état misérable, il devient la risée de tous les habitants. Il est alors remplacé en catastrophe le 21 décembre par une version un peu plus présentable. Un symbole représentatif de l’action de l’équipe municipale…
  • Depuis quelques jours on voit dans certains commerces des affiches porteuses de promesses bien semblables à celles du cabinet médical, de la gestion de l’EPIC…. Nous en reparlerons dans une prochaine parution.








«Ce n’est pas à nos gouvernements de nous dire comment être solidaires. C’est à nous de leur montrer la société que nous voulons. Ils comprendront.» 
Abbé Pierre

Cette année nous ne ferons pas de vœux pieux concernant l’équipe municipale : nous nous heurtons à un mur étanche et violent. La communication a été brutalement coupée dès avril 2014 par des paroles extrêmement virulentes de la part du premier édile, qu’il réitère à chaque conseil municipal et qu’il ressasse dans chacune de ses parutions propagandistes, avec une alternance de victimisation. Depuis lors, dans le village, le fossé n’a cessé de se creuser entre l’ensemble de la population et cette équipe municipale.

Nous tenons à vous remercier de la confiance dont vous nous honorez depuis 3 ans. Nous nous serions bien dispensés de devoir évoquer des situations périlleuses pour les Contamines. Pourtant nous gardons un espoir en l’avenir : nous croyons profondément à l’attachement des Contaminards et des résidents non permanents à leur commune et à sa spécificité de village de montagne.

Nous souhaitons un retour à la normalité et à la sérénité pour les habitants, pour les amoureux du village, pour l’ensemble des acteurs de notre belle vallée de Montjoie.

Nous souhaitons que les Contamines restent grâce à la volonté de chaque habitant et  chaque visiteur un beau village accueillant et généreux.

Nous souhaitons que les sites magnifiques du village soient protégés des constructions, du bétonnage et du goudronnage à tout va.

Nous souhaitons une longue vie sereine aux Contamines, village encore préservé mais en situation précaire.

Nous souhaitons voir revivre l’âme du village.


Ensemble, la route nous paraît moins longue. Allons encore plus loin... Pour 2018, ayons la force de croire en nos rêves, en nos envies, nous donnerons à nos projets un peu plus de nous-mêmes pour construire un futur meilleur.

«Tous les hommes pensent que le bonheur se trouve au sommet de la montagne alors qu'il réside dans la façon de la gravir» 
Confucius








Rendez-vous le  15 janvier pour de nouvelles infos.

Lydie Roch-Dupland et David Mermoud


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